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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:52

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HORSES AND HIGH HEELS,

de Marianne Faithfull

Elle fut indiscutablement la plus turbulente de la bande des filles issues du British beat ; Marianne Faithfull revient…revient comme elle ne cesse de le faire depuis près d’un demi-siècle. Et aujourd’hui avec une tournée qui passera par la France en mars 2011 et un album Horses and High Heels, dont une chanson - incroyable mais vrai ! - est signée Laurent Voulzy, Why did we had to part ; depuis Gainsbourg en 1968, plus aucun Français n’avait écrit pour elle. Avant de vous ruer chez votre disquaire, retour sur un destin hors du commun…et pas toujours rose. Une star à la voix cassée et au destin brisé.

Un bon départ, pourtant

Fille d’aristocrates née en 1946, elle attire l’attention des Rolling Stones qui lui proposent d’enregistrer une de leurs compositions avant qu’eux-mêmes ne la publient, As Tears go by. Le succès est immédiat (n°9 en Grande-Bretagne en 1964). Marianne est même l’une des rares chanteuses anglaises à impressionner les Américains. Dans la foulée elle enregistre neuf chansons en français (A bientôt nous deux, Coquillages, Les Parapluies de Cherbourg...); pas suffisamment, hélas, pour justifier la publication d’un album.

Un mariage raté

En 1965 elle épouse John Dunbar, un directeur de galerie d’art… et un mari trompé en puissance : dans l’entourage des Stones, les femmes changent rapidement de draps. Après la naissance de leur fils, Marianne quitte John pour vivre une torride mais dangereuse histoire d’amour avec Mick Jagger, avec des hauts et des bas… mais des bas plus fréquents que les hauts, en partie en raison de leur terrible consommation de drogue, notamment l’héroïne dont Marianne ne peut pas se détacher.

Après l’héroïne, c’est à la cocaïne que Marianne devient accro. Enceinte, elle perd l’enfant qu’elle attendait de Jagger. Bien plus tard, elle admettra que la drogue a vraiment ruiné sa vie… En 1969, Marianne publie Sister Morphine, chanson également enregistrée par les Rolling Stones. Ils l’avaient écrite ensemble… Seulement voilà, les Stones sont de sales machos qui adorent le pognon. Pendant des années, Marianne ne fut pas co-créditée. Elle a dû traîner l’affaire devant les tribunaux. Et elle a gagné son procès ; vingt ans plus tard, on lui reconnut enfin la paternité (enfin, la “maternité”) de la chanson.

Elle évite la prison mais pas le scandale

En 1967, la police apprend que Keith Richards prévoit une party monstre en son cottage, et dépêche une escouade ; deux membres des Rolling Stones sont arrêtés (les trois autres seront désormais étroitement surveillés). Dans la foulée, les flics ramassent Marianne, complètement nue et défoncée.

Le cinéma lui fait les yeux doux

Avec un physique comme le sien, rien d’étonnant à ce qu’on lui propose de tourner. C’est d’abord, en 1966, Made in USA sous la direction de Jean-Luc Godard, et en 1967 le scandaleux I'll Never Forget What's 'is name . Interdit aux Etats-Unis à cause d’une scène de fellation, c’est également le premier film à porter le mot Fuck dans le dialogue. En 1968 elle tourne dans Anna , une comédie musicale dont les chansons sont signées Serge Gainsbourg, et en 1969, dans « La Motocyclette » avec Alain Delon pour partenaire.

En 1970 Marianne se sépare définitivement de Mick Jagger mais perd également la garde de son fils après une tentative de suicide. Au milieu des années 70, elle épouse Ben Brierly, leader du groupe punk Vibrators. En 1975 elle publie un album assez terne, Dreamin’ my dreams.

Le premier come back

La voix désormais cassée par l'alcool et les cigarettes, alors que tout le monde y compris ses fans l’avaient oubliée, elle publie l’album Broken English et grimpe allégrement au hit-parade en 1980 avec The Ballad Of Lucy Jordan qui conte, en gros, l'histoire d'une femme plus très jeune qui se demande si elle n'a pas raté sa vie. La chanson poursuivra sa carrière deux ans plus tard dans la bande du film suédois à caractère pornographique, Montenegro, subtilement titré en France Les Fantasmes de madame Jordan, et beaucoup plus glorieusement dans la B.O. du road movie « Thelma & Louise ».

Le retour au vedettariat n’a pas calmé son addiction

Elle donne souvent, en public, l’image d’une épave. Elle se ressaisit enfin au milieu des années 80 et décide de se faire soigner. Hélas elle rencontre Howard Tose, un malade mental, junkie de surcroît, et en tombe amoureuse. Bien que toujours mariée avec Brierly, elle s’installe avec Tose qui sautera par la fenêtre du confortable appartement qu’ils partageaient. Du 14ème étage, ça ne fait pas de cadeau.

La vie de l'icône pop des années 60 à la voix cassée et au destin brisé ressemble de plus en plus à celles, déjà évoquées, de Billie Holiday et de Bessie Smith. Comme elles, Marianne va dès lors se tourner vers le blues et le jazz…

Le coup de main d’Irina Palm

Dans les années 90 et 2000 elle figure au générique d’énormément de films et de téléfilms. La critique et le public en ont surtout retenu Irina Palm en 2007. Marianne continuait de surprendre, c’est le moins qu’on puisse dire, avec ce rôle de sexagénaire obligée de prendre en main son… destin : engagée dans un club londonien, au lieu de servir le thé comme elle le croyait, elle se retrouve à masturber des hommes à travers une cloison. La vie d’Irina, c’est le blues à l’état pur. Celle de Marianne ne fut guère plus dorée…

2011.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:50

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Christian Soleil - Skyros

 

Christian Soleil a décidé de faire don des droits d'auteur de son prochain ouvrage, un recueil de textes d'origine bouddhique pour la plupart issus de la tradition japonaise, au Secours Populaire japonais pour les vivtimes du tsunami. L'Abeille pique la joue en pleurs est un témoignage de la culture nippone, de son raffinement et de la profondeur de sa spiritualité. A paraître à la rentrée 2011.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:48

MAI 2011 

CEHES CONSULTANTS

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Christian Soleil met sa plume au service des entreprises et organisations

 

Besoin d’une plume ? Pas le temps, l’envie ou le talent d’écrire ?

 

Christian Soleil – Cehes Consultants –, auteur de plus de 70 ouvrages publiés (romans, essais, biographies, théâtre, etc.) réalise tous travaux d’écriture professionnelle :

-          Lecture et réécriture de manuscrits littéraires ;

-          Traduction de textes littéraires ou commerciaux ;

-          Rédaction de biographies d’entreprises ;

-          Journalisme d’entreprise ;

-          Lancement, management et rédaction de newsletters internes ou externes, magazines d’information, consumer-news ;

-          Copy-writing, textes publicitaires et commerciaux, rédaction de mailings ;

-          Webmarketing : tous écrits destinés au web ou à une lecture sur écran.

 

Nos références :

 

-          Maisons d’édition en France et à l’étranger (manuscrits, réécriture, traduction) ;

-          Entreprises industrielles, commerciales ou de service ;

-          Agences de communication ;

-          Services communication d’institutions locales et régionales ;

 

Etude personnalisée gratuite sur demande :

 

Christian Soleil – Cehes consultants – Résidence Esplanade – 37 rue Georges Clemenceau – 42100 St Etienne – tél 04 77 37 63 08 – 06 10 76 40 14 – christian.soleil@neuf.fr

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:46

 

DIPLOMES OBTENUS :

 

Doctorate of Business Administration in Marketing Management (USA) 2004
Master de littérature anglaise London University London 2004
Master de littérature allemande London University London 1995
Cambridge Proficiency 1986
Master de l’ESC Saint-Etienne (bac + 5) 1984
British Chamber of Commerce 1984
London Chamber of Commerce 1983
Baccalauréat A 4 lycée Claude Fauriel Saint-Etienne 1980

 

LANGUES :

 

Anglais lu, parlé, écrit couramment (traduction d’ouvrages littéraires)
Allemand lu, parlé, écrit couramment (traduction d’ouvrages littéraires)
Japonais débutant

 

PARCOURS PROFESSIONNEL :

 

- depuis 1990 Consulting, formation et coaching en marketing, management et communication ;
- 1989-1990 Chef de groupe produits / Chargé de communication : Sam Outillage Saint-Etienne
- 1988-1989 Chef de publicité agence : agence Action Graphique Saint-Etienne ;
- 1987-1988 Chef de publicité agence : agence Samouraï Saint-Etienne ;
- 1984-1987 Journaliste au groupe Progrès : chargé des rubriques culturelles.

 

QUELQUES EXEMPLES DE MISSIONS DE CONSULTING :

 

- Mise en place d’un fichier presse et développement de relations presse et médias : Agence Samouraï, La Maison des Abeilles – Thimonnier SA, Restaurant Little Venice Londres, Editions Bucdom, Editions Actes Graphiques, Editions Ancre et Encre, Gaël Diffusion ;

- Organisation d’opérations de relations publiques : participation à des salons professionnels nationaux et internationaux, mise en place de conférences-dédicaces, de soirées-spectacles en France, Allemagne, Angleterre, Danemark et Japon ;

- Journalisme professionnel et journalisme d’entreprise : Giat Industries Loire Sud, Intermédia Rhône-Alpes, lancement d’un consumer-news pour la société Sam Outillage, réalisation de reportages culturels pour TV7 (TV locale stéphanoise), UTOPIA Rhône-Alpes, plumart.com, Saint-Etienne Aujourd’hui, Saint-Etienne Métropole, Club Gier Entreprises, mise en place et gestion d’un webmagazine culturel pour l’Institut supérieur européen de gestion, etc ;

- Stratégie marketing, développement commercial et organisation de la FDV : Studio Pardi Design Saint-Etienne, Papeteries Pichon Saint-Etienne, Actua Conseil Saint-Etienne, Actes Graphiques Saint-Etienne, Ancre et Encre Lyon, etc ;

- Coaching : écrivains et artistes dans le cadre du Tremplin pour l’insertion des artistes, expert près l’Espace Boris Vian Saint-Etienne ; sportifs professionnels, cadres et personnalités politiques (prise de parole en public / devant une caméra), directeurs commerciaux ; expert près le ministère de la Culture dans le cadre du Fonds de professionnalisation et de solidarité des artistes et techniciens du spectacle, etc ;

- Rédactionnels publicitaires : Jean-Paul Blanc Publicité Saint-Etienne, Actes Graphiques Saint-Etienne, Ville de Saint-Etienne ; Altavia-Connexion St Etienne ; Ioma (distribution de mobilier de luxe)…

- Conception d’outils d’édition publicitaire : Samouraï Publicité, Action Graphique, Afpi 42, etc ;

- Coordination de projets européens EQUAL et LEONARDO : Performance Conseil, Mutuelles du Bien-Vieillir, Force-Sud formation, Cefidex Santé, Sofoe Social Santé, etc ;

- Missions de traduction et d’interprétariat : Performance Conseil, Mutuelles du Bien-Vieillir, Force-Sud formation, Cefidex Santé, Sofoe Social Santé, Ancre et Encre, Fédération du BTP, etc ;

- Missions de prospection internationale : Angleterre, Allemagne, Japon, Danemark, Croatie, Roumanie, Liban ;

 

DOMAINES D’INTERVENTION EN FORMATION :

 

- marketing / management ;
- communication publicitaire, relations publiques et relations presse ;
- communication interne ;
- communication interpersonnelle ;
- négociation ;
- anglais et allemand commerciaux ;

 

PUBLICS FAMILIERS :

 

- BTS tertiaires / IFV et techniciens de la force de vente ;
- Licences professionnelles ;
- Licences et masters en ressources humaines (université) ;
- Ecoles supérieures de commerce et d’ingénieurs (bac + 5) ;
- Commerciaux, responsables commerciaux, technico-commerciaux ;
- Chefs d’entreprises commerciales, industrielles ou de service, personnels d’encadrement ;
- Commerçants, artisans, conjoints-collaborateurs ;
- Créateurs d’entreprises.

 

QUELQUES EXEMPLES DE MODULES DE FORMATION SPECIFIQUES :

 

- savoir recruter / motiver / déléguer / animer son équipe ;
- gérer une prise de parole en public / un entretien / une réunion ;
- mener une étude de marché / de faisabilité / de satisfaction / de concurrence / etc. ;
- concevoir un document publicitaire pour son entreprise ;
- participer efficacement à un salon professionnel ;
- maîtriser et mettre en œuvre les techniques du marchandisage ;
- réaliser un publipostage efficace ;
- développer sa créativité ;
- négocier à l’international ;
- négocier avec des Japonais / des Anglais / des Allemands / etc ;
- améliorer ses écrits professionnels ;
- lancer un journal interne / un consumer-news ;
- communiquer en période de crise ;
- résoudre un problème ;
- techniques de recherche d’emploi.

 

AUTRES CENTRES D’INTERET PROFESSIONNELS :

 

- guitare classique : douze ans de concerts / plusieurs premiers prix dans des concours internationaux / enseignement pendant douze ans.

- littérature : plus d’une centaine de titres publiés (romans, essais, biographies, théâtre, ainsi que des ouvrages à caractère professionnel en management et communication) / actuellement sous contrat avec six éditeurs.

- conférences : donne régulièrement des conférences en français, anglais ou allemand sur les sujets de ses livres (notamment autour de l’histoire du Zen, du Japon, des œuvres de Jean Cocteau, Hervé Guibert, Virginia Woolf, Vladimir Maïakovski…).

- théâtre : direction de la troupe Attitude / plusieurs pièces interprétées par des troupes professionnelles : Klaus Mann, le moulin  poivre ; L’Arbre à corps ; Sumida Park ; Leonard de Vinci, et coetera / membre de la SACD.

- édition : fondé en 2005 les éditions Cosmo, spécialisées dans la publication de littérature étrangère : 5 titres annuels ; lecteur aux éditions Action Graphique de 1988 à 1998 ; lecteur aux éditions Bucdom de 1998 à 1008 ; lecteur aux éditions Actes Graphiques depuis 1998.

- photographie : plusieurs expositions présentées dans différentes galeries en France, Angleterre, Allemagne et Japon : sur les fresques de Jean Cocteau, sur la statuaire bouddhique, etc.

- organisation d’exposition : expositions d’Angelica Garnett, nièce de Virginia Woolf, dans différentes villes de France (Saint-Etienne, Lyon…).

- musique : écriture de chansons pour différents artistes / membre de la SACEM.

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:45

 

Trente ans après l’élection de Mitterrand et sa nomination à la Chancellerie, Robert Badinter évoque dans ce livre son activité place Vendôme. Nommé garde des Sceaux , il propose « au nom du gouvernement de la République » d’abolir en France la peine de mort, c’est chose faite le 30 septembre 1981. Il porte également des projets de loi issus des 110 propositions du candidat Mitterrand :


- suppression des juridictions d’exception comme la Cour de sûreté de l’État et les tribunaux des Forces armées en temps de paix ;
- permettre à tout justiciable d’intenter un recours devant la Commission et la Cour européenne des droits de l’homme ;
- amélioration du droit des victimes (cf. la loi du 5 juillet 1985 sur les accidents de la circulation) ;
- développement des peines non privatives de liberté (instauration des jours-amendes et des travaux d’intérêt général pour les délits mineurs) ;
- amélioration de la condition des détenus, etc.

Robert Badinter replace avec précision le lecteur dans la France des années 1980 : terrorisme de tous bords, premières émeutes dans les banlieues, surpopulation carcérale, etc. Batailles politiques, confrontations avec les médias, incompréhensions de l’opinion publique, le combat fut rude. Mais, au fil du temps, la "solitude du coureur de fond" s’estompe et il devient le symbole de l’action de la gauche au pouvoir. Epris d’histoire, nourri par la réflexion universitaire et l’expérience judiciaire, sa conviction pendant ces années est absolue : la grandeur et l’influence de la France sont pour lui à la mesure de son rôle au service des libertés et de la justice ; tel a été le fil conducteur de toute son action en politique.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:44

 

Claude Lévi-Strauss "L’Autre Face de la lune" et "L’Anthropologie face aux problèmes du monde moderne" Seuil "La librairie du XXe siècle", respectivement 190 p., 17,50 euros et 152 p., 14,50 euros.

L’Autre Face de la lune et l’Anthropologie face aux problèmes du monde moderne sont deux livres composés de textes inédits de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss. Ces textes courts, qui ont en commun de parler du Japon et ont été écrits entre 1979 et 2001, n’ont rien d’incontournable : on ne découvre rien qui révolutionne ou même développe la pensée de Lévi-Strauss, mais on y trouve quelques intuitions sur la culture japonaise, séduisantes et même saisissantes pour un lecteur français, même si on se dit qu’elles ont peut-être laissé les Japonais un peu songeurs.

Estampe. Comment parler d’une autre culture ? «Pour qui n’y est pas né, n’y a pas grandi, n’y a pas été éduqué et instruit, un résidu où se trouve l’essence la plus intime de la culture restera toujours inaccessible», dit Lévi-Strauss. Drôle de remarque de la part de l’inventeur de l’anthropologie structurale, d’autant plus qu’il a une relation très particulière avec le Japon. Sa première émotion esthétique, nous apprend-il, il l’a éprouvée à cinq ans, face à une estampe d’Hiroshige offerte par son père. A partir de là, «toute mon enfance et une partie de mon adolescence se déroulèrent autant, sinon plus, au Japon qu’en France, par le cœur et la pensée».

Dans les deux livres, il est beaucoup question d’art. L’auteur relève l’originalité absolue de la poterie Jômon : une «composition souvent asymétrique, des formes exubérantes font penser à un "art nouveau" surgi il y a 5 000 ou 6 000 ans et, par d’autres aspects, à l’abstraction lyrique ou à l’action painting de certains artistes contemporains». Il s’arrête aussi sur le caractère singulier de l’artisanat et voit, dans sa volonté de traiter avec le même soin l’endroit et l’envers, le visible et le non-visible, la raison du succès de la «petite électronique» japonaise, produisant des «objets d’une facture aussi achevée […] qui continuent d’être aussi séduisants pour le toucher et le regard» que les tsuba et netsuke d’autrefois.

Il rapproche la calligraphie japonaise des tags du métro parisien et identifie une sorte de gémellité entre la France et le Japon, deux nations qui ont en commun un fonds de mythes, légendes et productions littéraires, comme le montrent les ressemblances entre le Genji monogatari (XIe siècle) et l’œuvre de Rousseau : une «intrigue lente, toute en nuance, où évoluent des personnages dont les mobiles profonds nous échappent».

Quant au goût japonais pour les matières brutes, dans la poterie rakû par exemple, ce qu’on a appelé l’«art de l’imparfait», il affirme que, au début du XXe siècle, la découverte française «des arts sauvages et primitifs ne se fût peut-être pas produite si les amateurs et artistes français n’avaient déjà appris du Japon le goût pour les matières laissées à l’état brut, les textures rugueuses, les formes irrégulières et asymétriques».

Lors de ses cinq séjours au Japon, entre 1977 et 1988, Lévi-Strauss a visité villages et petits ports. Décrivant les maisons japonaises «traditionnelles», il remarque que la télévision qui y est allumée «du lever du jour au coucher, même si personne ne regarde, est bien pour persuader que ces "images du monde flottant" d’un nouveau style tiennent la place qui fut autrefois au Japon celle de l’Ukiyo-e». C’est aussi dans ces villages qu’il rencontre «une humanité encore disponible, où chaque individu, quels que soient son rang et sa condition, se perçoit lui-même comme un centre de dignité, de sens et d’initiative». La raison de cette disposition ? Alors que «la philosophie occidentale du sujet est centrifuge : tout part de lui. La façon dont la pensée japonaise conçoit le sujet est plutôt centripète». Une orientation qu’il retrouve dans la façon de manier scie, rabot et outils en général : contrairement à ce qu’on voit en Europe, l’artisan japonais «tire l’outil vers soi au lieu de le pousser en avant. Se situer à l’arrivée et non au départ d’une action exercée sur la matière révèle la même tendance profonde à se définir par l’extérieur».

Catastrophe. Ce que Lévi-Strauss écrivait sur le Japon il y a vingt ans, on ne peut s’empêcher de le lire à la lumière de Fukushima et d’y chercher des signes annonciateurs de la catastrophe. Le plus ironique, peut-être, c’est de lire : «Entre la fidélité au passé et les transformations induites par la science et les techniques, seul peut-être le Japon a su jusqu’à présent trouver un équilibre […]. Puisse celui-ci maintenir longtemps ce précieux équilibre entre traditions du passé et innovations du présent, pas seulement pour son bien propre, car l’humanité entière y trouve un exemple à méditer.»

2011.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:42

Thomas Enhco
Someday My Prince Will Come

Kinderszenen Op.15 , Yesterdays, I Fall In Love Too Easily, Nanou's Spice Cupboard, Three Hours After Midnight, You And The Night And The Music, My Funny Valentine, Where Are We Sailing To, I Loves You Porgy- Etude opus10 n°3, Whisper Not , Someday My Prince Will come, Walking on the Sunny Side.

 

 

Thomas Enhco, piano
Joachim Govin, contrebasse
Nicolas Charlier, batterie
Invité : David Enhco, bugle et trompette

Après un premier album en trio, où il jouait du violon et du piano, Thomas Enhco, revient avec ce même trio, ainsi que son frère David invité sur trois morceaux, et cette fois en tant que pianiste seulement pour ce nouveau disque produit par l'un des plus grands producteurs de jazz au Japon, surnommé M.88 ( vous devinerez pourquoi...), dont c'est le tout premier disque de son nouveau label" Blue in Green", paru au Japon en 2009 et présenté à partir de ce mois-ci en France par le label Ames distribué par Harmonia Mundi. 

M. 88, qui a bien su déceler les talents du jeune musicien français, a demandé à Thomas Enhco d'inclure dans cet album une majorité de standards du jazz et lui a laissé le choix des autres morceaux ainsi que des arrangements. Son choix s'est porté en partie vers des morceaux de musique classique, musique qui est dit-il "restée un des fondements de sa vie" et sur lequel il s'amuse souvent à improviser. La vidéo ci-dessous du premier titre de son disque vous permettra d'ailleurs de juger de l'un de ces talents : celui d'improvisateur, ici sur une pièce de Schumann ! Autre talent de Thomas Enhco : celui de compositeur(depuis l'âge de six ans) et il signe quatre des morceaux de cet enregistrement dont un beau duo avec son frère "Three Hours After Midnight" qui lui est inspiré par le concerto en sol pour piano de Ravel...il s'agit d'"un thème écrit à une heure l'où on ne sait plus si c'est la fin d'un jour ou le début d'un autre" explique-t-il.

Dans la liste ci-dessus vous reconnaîtrez aussi beaucoup de chansons ainsi les célèbres "I fall in love to easily" , "My funny valentine"... car Thomas Enhco est avant tout dit-il un "amoureux des belles mélodies"... un amour qui se mesure aussi dans sa composition : "Where are we sailing to". Parfaitement équilibré l'album alterne des morceaux nostalgiques avec des morceaux énergiques aux rythmes tout aussi remarquables que les mélodies, il faut dire aussi qu'il est en cela bien soutenu par ces deux complices le batteur Nicolas Charlier, et le contrebassiste Joachim Govin avec lequel il joue depuis déjà nombreuses années, et tous trois s'en donnent ici à coeur joie, pour un disque très vivant et enthousiasmant aussi pour l'auditeur !
Thomas Enhco a bien voulu répondre à quelques questions au sujet de ce disque :
Ce disque a été produit par M. Itoh Yasohachi, c'est le premier de son nouveau label, et il vous a proposé de l’appeler "Someday my prince will come" en prétextant qu’un jour vous deviendriez le petit prince des japonais…, n’est-ce pas un important challenge pour vous, comment le ressentez-vous ?
J'ai pris cette histoire de petit prince comme une blague, j'ai bien rigolé et n'y ai pas accordé plus d'importance que ça ! Le vrai challenge était de faire de la belle musique, reprendre des standards qui ont déjà été si bien joués, tester ma nouvelle manie d'improviser sur des standards du classique, et apporter de nouvelles compositions... Le tout en deux après-midi !
Votre disque est donc paru dès l'année dernière au Japon, comment a-t-il été accueilli, avez-vous donné des concerts là-bas à cette occasion ?
Ce disque est paru le 1er juillet 2009 au Japon. Juste avant, j'avais fait une petit tournée de promotion et de presse là-bas, seul. Puis, en septembre, nous y sommes retournés avec le trio pour 5 concerts. Je crois que le disque a été très bien accueilli ; en tout cas, les concerts ont été un succès et j'attends avec impatience la prochaine tournée !
Vous avez formé votre trio depuis près de huit ans, comment a évolué votre complicité et votre façon de jouer avec ces musiciens depuis et avez-vous le souhait de rester un trio « fixe » encore de longues années ?
J'ai formé ce trio il y a sept ans, avec Nicolas Charlier, et Zacharie Abraham. Puis, il y a deux ans, Joachim Govin a pris la suite de Zacharie à la contrebasse. Nous nous connaissons tous les trois très bien, surtout Nicolas avec qui j'ai joué dans plein de contextes différents ; c'est rassurant, et en même temps j'ai envie de les surprendre, ce qui est un challenge ! Je suis partagé sur l'idée d'un trio "fixe" : j'ai envie de jouer avec mes amis le plus longtemps possible, et, à la fois, je trouve important de rencontrer des gens différents, pour nourrir sa propre personnalité.
Vous avez invité votre frère sur trois morceaux, que pensez-vous de lui en tant que musicien, et à votre avis est-ce plus difficile ou au contraire plus facile de jouer ainsi avec une personne de sa famille ?
Mon frère aîné, David, est un super trompettiste. Il a toujours eu un son magnifique et vraiment unique. J'aime jouer avec lui car il y a quelque chose de télépathique entre nous : un regard veut tout dire. Et dans la vie, c'est pareil. Forcément, il peut y avoir de la rivalité, mais elle n'est rien comparée au plaisir que nous avons à jouer ensemble, surtout en duo.. Faire de la musique ensemble est vraiment ce qui nous a rapprochés quand on était petit et qu'on se battait comme des enragés !
Dans votre premier disque vous jouiez du violon et du piano, cette fois-ci seulement du piano, pour quelle raison avez-vous choisi de ne jouer que cet instrument ?
Dans mon premier disque, j'avais enregistré le violon en re-recording, par-dessus le piano. Nous avions beaucoup de temps pour réaliser ce disque et pas d'échéance particulière, alors que le nouveau disque a été enregistré en deux après-midi, au Studio de la Grande Armée à Paris. Cette fois-ci, avec un producteur derrière, peu de temps et une technologie d'enregistrement spéciale, pas question de faire des re-recordings, des montages, des retouches, donc pour le violon c'était compliqué. Du coup, j'ai décidé de développer un jeu de violon au sein même du trio. Je commence à le faire en concert, et il y en aura dans le prochain album !!!
Votre disque comporte un arrangement d’une pièce de Schumann et dans le livret, où vous détaillez votre inspiration pour chaque morceau vous faites également référence à Chopin et Ravel, quel est votre rapport aujourd’hui à la musique classique et quels sont vos compositeurs classiques préférés ? Jouez-vous nombreuses œuvres de musique classique et si c’est le cas est-ce toujours en les arrangeant ?
J'adore ce morceau de Schumann, tiré des Scènes d'Enfants. Voilà un exemple d'une mélodie simple et belle ! Pourquoi ne pas la considérer comme un standard de jazz, l'arranger et improviser dessus aussi librement ? Je fais ça avec tous les thèmes classiques qui me tombent sous la main. J'ai la culture classique par ma mère, et c'est resté un fondement de ma vie. J'y trouve beaucoup de réponses. Normal, une musique qui a plusieurs siècles d'existence contient forcément d'innombrables trésors !
Mes compositeurs préférés sont Bach, Ravel, Prokofiev, Chostakovitch, Schumann, Chopin, Strauss, Fauré, Stravinsky, Dutilleux, Pärt…
Vous dites être un « amoureux des belles mélodies »… qu’est-ce que pour vous une belle mélodie ?
Pour moi, une belle mélodie est une phrase musicale qui est aussi parlante qu'une phrase avec des mots. J'ai un faible pour les phrases douloureuses, les passionnées, les sourires tristes et les résignations. C'est une phrase qui doit vous remuer, venir vous chercher et vous emmener quelque part. "I Fall in Love Too Easily" est l'une de celles-là, "My Funny Valentine" aussi, "Three Hours After Midnight" est un mystère, "Nanou's Spice Cupboard" est une invitation au voyage, "I Loves You Porgy" et "Un Jour Mon Prince Viendra" sont des rêves lumineux et "Walking On The Sunny Side" est le fameux "sourire triste" auquel je suis si attaché : vous savez, cette résignation positive et courageuse que l'on a souvent dans la vie !
Outre les belles mélodies, vous aimez également les rythmes assez soutenus, ainsi vous transformez "You and the night and the music" en « danse hypnotique », vous adoptez une mesure à sept temps sur "Yesterdays" pour lui donner un « caractère urgent », votre composition « We are siling to » est une valse... à cinq temps, vous avez gardez l’esprit du hard bop de «Whisper not »...
Pour moi, le rythme est un moyen, le vecteur d'une certaine énergie. Je ne cherche pas spécialement à utiliser des rythmes compliqués ; je les utilise uniquement s'ils servent la musique, s'ils contribuent à donner un relief spécial, une ambiance, une danse particulières. Ainsi, la mesure à 7 temps dans Yesterdays apporte un certain arrondi au swing, une accélération dans la mesure comme si l'on gagnait un peu de temps à chaque seconde. Il y a même un moment, en plein solo de piano, où l'on est repassé à 4 temps, cela "assied" le morceau, on s'enfonce dans le siège et on détend pour mieux accélerer de nouveau ensuite. C'est du pilotage d'avion !
De même, le thème de "Where Are We Sailing To ?" ressemble à une valse. Pourtant, il est à 5 temps, et cette dualité irrégulière peut donner la sensation du roulis et du vent lorsque l'on se tient à la proue d'un navire ! Le motif mélodique de "You & the Night & the Music" est hypnotique, et j'ai cherché à donner ce caractère à tout le morceau, grâce à un rythme soutenu et résolu. Quant à Whisper Not, le rôle rythmique y est très important, puisque nous l'avons joué de façon pas tout à fait traditionnelle, mais pas moderne non plus... Une sorte de néo-hard-bop ! J'aime les conflits entre les époques. Encore une fois, vivent les mélanges !
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:41

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Christian Soleil - Skyros

 

AUX EDITIONS EDILIVRE/EDIFREE - APARIS

 

- CIEL COCASSE, roman, d’après une comédie de mœurs de Michel Durafour, 2009, 15 euros

Nicolas et Vanessa : un couple parisien qui transpire la réussite. Sur le plan social en tout cas, parce que dans le domaine conjugal, c’est le jeu de la guerre permanente. Or, un beau soir, débarque un ange dans l’appartement de Saint-Germain. Envoyé par Dieu lui-même. Il leur apprend qu’ils ont été choisis pour être le « couple de la fin ». Comme Adam et Eve ont formé celui du début. La fin du monde consommée, les voilà tous trois enfermés dans l’appartement. Se pose alors la seule vraie question, la question essentielle : L’ange est-il un homme ou une femme ? Couchera, couchera pas ? Quand la comédie de mœurs flirte avec le drame hitchcockien… Ce roman est inspiré d’une pièce de Michel Durafour, avec la bénédiction de cet ancien ministre de Giscard et de Mitterrand.

- SCHIZO BOY, ou LES SEPT PARAVENTS DE LA FOLIE, roman policier-suspense, 2009, 13 euros

La séduisante reporter londonienne Dalila Monteverdi est envoyée à Lyon pour réaliser un reportage sur un serial-killer qui défraie la chronique, surnommé « Le charcutier de Lyon ». Elle parvient à convaincre la dernière victime rescapée du tueur de lui accorder une interview. Cette piste lui permettra-t-elle de faire avancer l’enquête ?

Une narration palpitante oscillant entre sensualité, art et cruauté. Ce roman à l’écriture cinématographique entraîne le lecteur dans une histoire exaltante cristallisée autour du syndrome de Stockholm. L’intensité des dialogues et du récit venant parfaire l’esthétisme général du roman.

- MORT GOTHIQUE, roman policier-suspense, 2009, 15 euros

Journaliste à Londres, Dalila prend une année sabbatique pour faire le point sur sa vie et s'adonner à sa passion de l'archéologie. Elle investit la maison de son ami John, prêtre anglican dans le quartier de Fulham, qui est un peu sa famille. C'est tout à côté de là, dans le parc de Fulham, qu'on vient de retrouver, dans les vestiges d'une abbaye dédiée à Sainte Etheldreda, quelques ossements et soixante tombes très anciennes.

Pourrait-il y avoir un rapport entre les cauchemars nocturnes de la jeune italienne et la mort de Sainte Etheldreda à la fin du VIIe siècle ? Et que vient faire dans cette affaire le jeune médecin Hevis, rencontré dans le parc, détenteur d'un manuscrit qui relate un meurtre commis plus de deux siècles plus tôt ?

Thriller à travers le temps, ou récit d'une folie qui s'installe ? L’auteur vous entraîne au cœur d’un roman à suspense, troublant et angoissant à vous en faire perdre la tête.

- JAPON, UN MONDE FLOTTANT (Comprendre et pratiquer les Japonais dans le monde des affaires), ouvrage pratique, 2009, 234 pages, 16 euros.

Vous partez au Japon pour parler business ? Vous ne savez pas comment vous préparer ? Comment découvrir de la culture du pays avant le grand saut ? Comment vous adapter aux moeurs, aux rites, aux coutumes ? Comment faire bonne impression tout en restant vous-même ?

Cet ouvrage s'adresse à vous : homme d'affaires, étudiant, professeur. Un rappel bref et concis des fondements mythologiques, religieux et historiques de la culture nippone, une découverte des valeurs essentielles des autochtones, des conseils pratiques sur les comportements à développer ou au contraire à éviter dans les situations courantes de la vie, dans les relations interpersonnelles, mais aussi dans les présentations professionnelles, les réunions, les entretiens de négociation, quelques phrases types en japonais que vous pourrez placer à bon escient dans la conversation, même si vous avez décidé de ne pas apprendre la langue. Et bien sûr une bibliographie très fournie qui vous permettra d'approfondir les aspects désirés en matière de culture ou de management.

Fruit d'une dizaine d'années de recherches, d'interviews et de pratique personnelle du Japon par l'auteur, cet ouvrage avant tout pragmatique, constitue l'introduction la plus complète à une première expérience des affaires au pays des Samouraïs.

- SAGAMI BAY, roman d'actualité, 2009, 114 pages, 13 euros

Après un long séjour en Italie, le journaliste Hideki retourne dans son pays natal, le Japon. C’est en effet dans sa patrie qu’il a décidé de mettre fin à ses jours. Là, il marche sur les traces de son passé, redécouvre la culture nippone presque à la manière d'un étranger, flâne et prend plaisir à ses derniers jours sur Terre. Mais au cœur même de la réalité peut se cacher le mystère : des rencontres étonnantes viennent ensoleiller son quotidien ; on ne croise pas tous les jours Juliette Gréco en tournée, ni un ange protecteur dans un bar de nuit de Tokyo. Comme quoi, même au plus profond de la dépression, une lueur d'espoir peut toujours apparaître.

- LES FABULEUSES AVENTURES DE DJEHA, contes anciens et modernes du Moyen-Orient, contes et légendes, 2009, 162 pages, 15 euros

Vous ne connaissez pas l’histoire de Djeha ? Héros du monde arabe, Djeha est un personnage populaire, issu du peuple, un mesquine. Son aura couvre tout le folklore traditionnel du Moyen-Orient. Un large sourire éclaire les visages des vieillards, des parents et des enfants qui entendent prononcer son nom de l’Afrique du Nord, en Égypte, en Syrie, jusqu’en Turquie, en Pologne ou en Chine. Tellement intelligent qu’il en devient bête – à moins que ce ne soit l'inverse –, Djeha est une figure de la sagesse ou de la naïveté, de cet état de pureté d’avant la connaissance du bien et du mal.

- JEAN COCTEAU, UN GLORIEUX MECONNU, une introduction à la vie et l’œuvre de Jean Cocteau, 2009, 90 pages, 12 euros

Ouvrage de synthèse, Jean Cocteau, un glorieux méconnu présente une excellente introduction à la vie du poète, ainsi qu’une présentation inspirée et fouillée de l’ensemble de l’œuvre : poèmes, théâtre, romans, films, dessins, peintures, danse, poterie : difficile de trouver un art auquel Cocteau n’ait pas « prêté ses mains ». Celui qui affirmait : «Je fais mieux m’amitié que l’amour » est parti un terrible jour d’octobre 1963. Mais « les poètes font semblant de mourir » et c’est ainsi qu’il a inscrit sur sa tombe : « Je reste avec vous. » Comprenne qui pourra.

 

- OÏ VOÏ, humour juif, 70 pages, 2009, 13 euros

Un recueil d’humour juif puisé à la source et qui témoigne de la richesse et de l’autodérision d’une culture millénaire.

 

- UENO PARK, roman d’aventure, 212 pages, 2009, 19,80 euros

 

Un thriller haletant qui embarque le lecteur d’Athènes à Tokyo, sans aucun espoir de retour, pour un voyage exotique, philosophique, sentimental et onirique.

 

- MEMOIRE VIVE, thriller psychologique, 24 pages, 2009, 18,00 euros

 

Un thriller arlésien. Quand tout se grippe au milieu d’une existence paisible et sereine, jusqu’au dérèglement le plus violent. N’imaginez pas le reposer avant la fin.

 

- TRAGEDIE GRECQUE, roman d’aventure, 42 pages, 2009, 12 euros

 

Sur une île grecque au décor paradisiaque, un thriller kamikaze, ou comment la violence se révèle quand on réveille le chat qui dort.

 

- SHIBA PARK, thriller, 116 pages, 2009, 16,00 euros

 

Un thriller japonais, sentimental et métaphysique, où les êtres ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être, où le réel prend souvent le masque de l’illusion, et où la vie et la mort s’épousent à l’infini. Un roman qui entraîne le lecteur derrière les miroirs qui reflètent sans réfléchir.

 

- OH MY GOODNESS, humour, 100 pages, 2009, 16,00 euros

 

Un recueil d’humour anglais pour découvrir avec le sourire une culture si proche et si éloignée de la nôtre. L’absurde devient un art de vivre. La distance et l’ironie donnent à voir l’existence avec humilité.

 

- PARLER EN PUBLIC, ouvrage pratique, 196 pages, 2009, 16,00 euros

 

Comment convaincre et persuader dans vos discours et présentations publiques ? Comment mobiliser l’ensemble de vos ressources mentales et physiques ? Cet ouvrage vous propose une méthodologie de progression régulière.

 

- CAFE FIN DE SIECLE, une promenade intime dans les rues de Cavaillon, 88 pages, 2009, 12,00 euros

 

Une déambulation littéraire sur les pas de l’écrivaine moderniste anglaise. L’évocation des lieux géographies chers à Virginia Woolf renvoie comme en miroir aux extraits de l’œuvre qui les décrivent.

 

- SOIR, récit, 70 pages, 2009, 13 euros

 

Un récit onirique d’harmonie nocturne et estivale. "Florian ne se lassait pas de regarder le phare tourner, la lumière du phare tourner, découper la rade en tranches et rejoindre pour un temps l’obscurité originelle. Le silence qui accompagnait ce mouvement sempiternel se peuplait du chant des cigales, une partie de jambes en l’air qui faisait écho aux effluves sonores d’un karaoke dans le camping voisin, tandis que le crissement mystérieux du barracuda poursuivait sa quête irrémédiable au fond de la piscine, soutenant cette étonnante harmonie, comme un trait de crayon ajoute une profondeur distraite au regard clair des coquettes."

 

- LE MOULIN A POIVRE, théâtre, 102 pages, 2009, 13 euros

 

Dans le Berlin de la République de Weimar, le fils prodige de Thomas Mann, frère d’Erika, célèbre et léger dandy opiomane et homosexuel mène la vie de son milieu favorisé. Jusqu’au jour où apparaît Adolf Hitler. Klaus s’oppose, s’exile, donne le meilleur de lui-même en littérature comme en politique, devient tchèque, puis américain, s’engage dans les G.I., promène même sur son pays d’adoption un regard critique. Certains critiques de l’époque ont voulu voir dans cette pièce un pamphlet contre le nazisme, le fascisme, une réflexion sur la drogue, sur la sexualité, sur l’inceste, bref sur chacun des thèmes qui traversent la vie de Klaus. Le texte vient enfin d’être édité. Une heureuse introduction à la vie et l’œuvre de celui qui, selon son ami Jean Cocteau, « vivait mal sur cette terre. »

 

- ELISABETH  I, LES CONFESSIONS D’UNE REINE, roman biographique, 162 pages, 2009, 15 euros

Elisabeth I d'Angleterre avait le cœur d'un roi mais n'en était pas moins femme. Dans une Europe déchirée par les guerres de religion, elle pacifie son royaume, fait prospérer les arts et les sciences et fait diffuser le théâtre comme une traînée de poudre - surtout quand il chante ses louanges. La jeune femme lettrée qui s'installe sur le trône apprend, dès son plus jeune âge, la peur, le courage, et voit la mort à sa porte : elle manque encore d'assurance, hésite, change, oscille entre le cœur et la raison.

A la fin de sa vie, dans le silence de ses résidences, la voilà qui, sous la plume de Christian Soleil, se confesse à elle-même : fière, décidée, farouche. Elle se révèle au détour des lignes, solitaire, triste, fatiguée. Une reine au soir de sa vie, à l'heure où nulle illusion ne frappe plus à sa porte, témoigne de la vérité nue de toute existence : quoi qu'il advienne, il faudra perdre ses certitudes, ses illusions, les êtres chers, et jusqu'au corps qui ne répond plus comme la volonté le voudrait. Reine de marbre, Elisabeth I est un être de chair qui parle de ses doutes, de ses errances, de ses postures, et du souvenir ébloui d'une main sur son cou.

L’époque est troublée, violente, les religions du Livre divisent les êtres et les pays : Elisabeth I parvient à pacifier une Angleterre au bord de la guerre civile. Une leçon de politique qui reste d’actualité et démontre que l’intelligence vive au service de l’intérêt général permet de résoudre des problèmes qui paraissent insolubles.

- RUPERT BROOKE, SOUS UN CIEL ANGLAIS, biographie, 300 pages, 2009, 29,90 euros

Rupert Chawner Brooke (3 août 1887 - 23 avril 1915) était un poète anglais connu tant pour ses poèmes idéalistes, les War Sonnets écrits pendant la Première Guerre mondiale (notamment The Soldier), que pour les poèmes qu'il a écrits en temps de paix, particulièrement The Old Vicarage, Grantchester et The Great Lover. Il était aussi connu pour sa beauté juvénile, ce qui amena W. B. Yeats à le décrire comme "le plus beau jeune homme d'Angleterre" ("the handsomest young man in England").

- UNE AUREOLE D’ACIER BLEUTE, promenade dans le patrimoine stéphanois, essai, 2009, 210 pages, 17 euros

Voyage en images dans la ville de Saint-Etienne, cet ouvrage permettra à beaucoup de s’imprégner des richesses de l'histoire stéphanoise : l'attachement profond au travail humain et à la solidarité entre travailleurs, solidarité qui s'est ensuite déclinée à travers de multiples autres registres tels que l'animation ou la vie collective ; l'intégration constante de nouvelles catégories d'habitants venus de .tous les horizons ; la capacité de création, qui s'est traduite dans le domaine technologique - arme, cycle, mécanique -, et dans celui des pratiques culturelles, autour du théâtre et du design notamment. Un véritable portrait historique de la ville à travers son patrimoine, et surtout une véritable découverte humaine. Préface de Maurice Vincent, maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole.

- LE THE SUR UN VOLCAN, voyage en culture nippone, essai, 2009, 192 pages, 16 euros

Une découverte thématique de la culture nippone, destinée aux curieux, aux passionnés, aux voyageurs ou aux professionnels qui souhaitent s'offrir un premier contact avec l'histoire, la mythologie, les religions, les arts, la cuisine, et de nombreux autres aspects qui font du Japon un pays si proche et si lointain, si sensuel et si mystérieux, si attachant et si surprenant.

 

- BLUE WINDY TERRACE, l’ombre de Michael Jackson, roman, 2009, 268 pages, 18,50 euros

Au cours d’un séjour au Japon, le narrateur, écrivain qui travaille sur une biographie du peintre anglais Duncan Grant, rencontre un personnage étonnant avec lequel il se lie d’amitié. Sosie de Michael Jackson, dont il usurpe le nom, cet homme sans âge le suit dans ses pérégrinations dans les temples bouddhistes de Kyoto. Névrosé attachant, il parvient à convaincre le narrateur d’entreprendre la biographie autorisée du chanteur qui vient de mourir. Mais le sosie se prend si fort pour le vrai Michael Jackson que le narrateur finit par ne plus très bien savoir à qui il a affaire : un manipulateur ? un fou ? à moins que... Michael Jackson est-il vraiment mort ? Et si tel est le cas, est-il possible qu’il choisisse de se manifester auprès de quelqu’un qui ne soit pas un de ses fans ?

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:39

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Christian Soleil par Olivier Radix

 

Editions Edilivre-Aparis

janvier 2011

 

 

Les confessions d’Edouard Dermit à Christian Soleil : « Dans les pas de Jean Cocteau » :

L’histoire d’une amitié que la mort n’altéra pas

 

 Christian Soleil a publié de nombreux essais sur Jean Cocteau depuis le début des années 1990. Proche d'Edouard Dermit, le fils adoptif du poète, il fréquenta régulièrement la maison du Bailly à Milly-la-Forêt et eut l'occasion de recueillir les confidences de ce dernier. C'est la somme de ces entretiens qu'il propose aujourd'hui au public, révélant un Edouard Dermit - et un Jean Cocteau - quotidiens, attachants, sensibles, toujours disponibles et ouverts à l'autre : des hommes vrais derrière le mythe dont on affuble souvent les créateurs célèbres.

Ecrivain et traducteur, Christian Soleil est avant tout un homme de voyages. Les nombreux romans qu'il a publiés mettent en scène des villes et des pays qu'il a traversés et où il a vécu : Londres, Berlin, Tokyo, Kyoto, Athènes, l'île de Skyros, New York... Auteur prolifique, il a également signé de nombreuses biographies d'artistes et de personnages historiques et des ouvrages à caractère professionnel. Il vit actuellement dans le sud-est de la France.

 

« Dans les pas de Jean Cocteau, entretiens avec Edouard Dermit », par Christian Soleil, éditions Edilivre, 118 pages, 13,50 euros, 2011. En vente dans les librairies classiques et internet ainsi que sur le site www.edilivre.fr

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:38

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Christian Soleil - Skyros

 

Christian Soleil a eu l'occasion de rencontrer Hervé Guibert à plusieurs reprises dans les années 1980. A l'occasion du vingtième anniversaire de l'écrivain, il signe une biographie de cet auteur qui fit les belles heures de l'autofiction. En marge de l'exposition rétrospective consacrée à l'artiste - Hervé Guibert fut également un photographe rare de l'instant et de l'injonction de son "beau moment" - à la Maison Européenne de la Photographie, cet ouvrage, publié aux éditions Actes Graphiques, retrace la vie et l'oeuvre d'Hervé Guibert.

 

"Si je m'interroge sur le fait de savoir pourquoi Hervé Guibert, écrit Christian Soleil, je dois bien admettre que je ne trouve guère de réponse convaincante. Des circonstances, certes, qui se conjuguent à un moment donné, ont placé sur mon chemin tantôt son visage, tantôt sa voix, tantôt, synthétisant les deux et en révélant les arcanes, ses textes. De fausses raisons, qu'un approche purement intellectuelle fabrique après coup, surgissent bien ça et là sur le lac étale de la conscience. Mais c'est surtout, si je procède à une introspection en profondeur, les contradictions entre ma perception du personnage public, de l'homme et de l'oeuvre qui confirment depuis mes premières lectures de ses romans l'attrait au départ superficiel pour la beauté d'un visage, d'une évocation sensuelle ou d'un regard apeuré."

 

La persévérance d'Hervé Guibert dans la construction de sa légende, dans la préparation de l'après vie, ne laisse pas d'étonner celui qui se penche sur son cas. Son épouse Christine, son éditrice Teresa Cremisi, témoignent de l'attention méticuleuse qu'il porte, jusque dans les derniers jours de sa vie, à classer articles et manuscrits mêmes les plus anciens ou les plus "anodins", à les ranger dans de chemises colorées, à les regrouper sous un titre générique et à déterminer l'ordre dans lequel, après lui, ces témoignages de son existence devront être publiés.

 

Hervé Guibert, on le sait, eut la passion du cinéma, du théâtre et des arts. Ses écrits sur le septième art ne laissent aucun doute à ce sujet. Son expérience adolescente des planches, sa collaboration avec Patrice Chéreau pour le scénario de "L'Homme blessé", le film qu'il réalise pour TF1 dans les derniers mois de sa vie, en attestent également. Hervé GUibert se fabrique le personnage qu'il veut devenir. Il échaffaude son scénario de vie, qui prend dès le départ, avec "La Mort propagande", publié chez Régine Deforges en 1977, des allures de scénario de mort, et s'y conforme jusqu'au bout.

 

Christian Soleil : "Hervé Guibert, biographie", éditions Actes Graphiques, 2011, 256 pages, 32 euros.

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