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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 00:19
Hokusai, génie protéiforme.
Hokusai, génie protéiforme.
Hokusai, génie protéiforme.
Hokusai, génie protéiforme.
Hokusai, génie protéiforme.

Génie protéiforme, créateur audacieux, Katsushika Hokusai (1760-1849) incarne la spiritualité et l’âme japonaises. « Fou de dessin » (gakyôjin) tel qu’il aime à s’appeler lui-même, doué d’une curiosité artistique insatiable et d’un élan créateur durable et fécond tout au long d’une carrière prolifique, longue de soixante-dix années, servi par une extraordinaire capacité de travail, il laisse une production monumentale, comprenant des milliers d’œuvres remarquables tant par leur qualité esthétique que par leur variété stylistique : peintures, dessins, gravures, livres illustrés, manuels didactiques. Il pratique tous les genres traditionnels, – portraits de geishas, d’acteurs de kabuki et de lutteurs de sumo, scènes de la vie quotidienne, cartes de vœux raffinées (surimono), illustrations de romans et de poésies –, mais c’est dans les années 1830, avec la publication de ses grandes séries de paysages, où il traite pour eux-mêmes les sites naturels, qu’il donne une vigoureuse impulsion à l’estampe japonaise. Adoptant un style tout à fait original, il réalise une synthèse entre son acquis oriental et l’assimilation des influences occidentales pour composer des paysages inattendus, d’une saisissante beauté.

 

Hokusai est né en 1760 dans un faubourg campagnard d’Edo, sur la rive orientale du fleuve Sumida : il gardera dans ses patronymes le nom de cette zone rurale : Katsushika. On ne sait rien de ses parents véritables. Adopté à l’âge de trois ans par un artisan d’art, fabricant de miroirs à la cour du shogun, il développe des aptitudes précoces pour le dessin. Commis chez un libraire, il étudie les images des livres illustrés. À l’adolescence, il fait son apprentissage chez un xylographe, où il travaille de 1773 à 1778, s’entraînant à graver lui-même les planches de bois. Tout au long de sa vie, mouvementée et difficile, il déménage constamment et change perpétuellement de nom et de signature, selon les étapes de son travail et l’évolution de son style.

 

Sur les cent vingt noms d’artiste et pseudonymes utilisés par Hokusai, on peut en retenir six principaux qui ponctuent les périodes stylistiques les plus importantes de son œuvre et correspondent aux six grandes phases de sa carrière : de 1779 à 1794, Katsukawa Shunrô (« Splendeur du Printemps »). À l’âge de dix-huit ans, il entre dans l’atelier de Katsukawa Shunshô (1726-1793), éminent portraitiste d’acteurs de théâtre kabuki. Durant sa période de formation, il réalise des portraits de courtisanes, d’acteurs, des estampes commerciales à bon marché et illustre de nombreux romans populaires (kibyoshi) ; de 1795 à 1798, Sôri II (nom pris à la mort de l’un de ses maîtres, Tawaraya Sôri). Il abandonne l’école Katsukawa et invente un style personnel, empreint de lyrisme, tout en subissant des influences chinoises et occidentales. Fréquentant une élite culturelle, il édite des calendriers (egoyomi) et des surimono, estampes hors commerce, à diffusion privée, émises souvent à l’occasion du Nouvel An, accompagnées pour la plupart de courts poèmes (kyôka) et distribuées entre amis ; de 1799 à 1810 : Hokusai (« Atelier du Nord »). Il s’affirme en tant qu’artiste indépendant et réputé, suscitant élèves et imitateurs. Il opte pour le nom qui l’a rendu célèbre, en hommage à la divinité bouddhique Myôken, incarnation de l’étoile du Nord, à laquelle il voue un culte particulier. Parallèlement à sa production de surimono, d’estampes polychromes et de peintures, il illustre un grand nombre de yomihon, romans-fleuves inspirés de légendes chinoises ; de 1811 à 1819 : Taitô (nom également lié au culte des astres, se référant à la Petite Ourse). Il privilégie les livres d’images, manuels didactiques et cahiers de modèles, et publie les dix premiers volumes de la Manga, encyclopédie imagée du Japon en quinze volumes, contenant d’innombrables croquis, fournissant aux artistes un répertoire iconographique de modèles sur tous les sujets ; de 1820 à 1835 : Litsu (« Âgé à nouveau d’un an », première année du nouveau cycle astrologique de 60 ans). Les années 1830 marquent l’apogée de sa carrière. Il déploie une activité débordante, maîtrise parfaitement l’art du paysage, révélant la beauté majestueuse de la nature. Ses séries d’estampes les plus connues datent de cette époque : les Trente-six vues du mont Fuji, les Vues des ponts célèbres, les Cascades de différentes provinces, ainsi que des suites consacrées aux fleurs et aux oiseaux, et d’autres sur des thèmes fantastiques comme les fantômes ; de 1834 à 1849 : Manji (« Dix mille ans »). Il publie à cette époque les Cent vues du mont Fuji (1834-1840), soigneusement imprimées en trois volumes dans de délicates teintes de gris, et deux séries célèbres illustrant des anthologies de poésie classique : Le Vrai Miroir des poètes et des Poèmes chinois et japonais et les Cent poèmes expliqués par la nourrice. En 1839, un incendie détruit sa maison avec tout son matériel, ses croquis et dessins. Dans les années 1840, comme beaucoup d’artistes ukiyo-e en fin de carrière, il se désintéresse de l’estampe et s’adonne surtout à la peinture. Il dessine une multitude de lions pour conjurer le mauvais sort. Il meurt en 1849, laissant en guise d’adieu ce poème témoignant de son goût pour la nature : « Même fantôme / J’irai marcher gaiement / L’été dans les landes. »

 

Vers 1830, Hokusai s’empare de la montagne sacrée, associée à une divinité du feu, et refuge de sanctuaires shintoïstes. A l’égal d’un dieu, il l’approche, en état de grâce et de méditation, lui rendant un véritable culte. Trois ans plus tard, de cette fervente et poétique intimité naît le chef-d’œuvre, les Trente-six vues du mont Fuji, qui place le maître au sommet de son art. Le mythique volcan ayant été traditionnellement célébré par les légendes, la littérature et la peinture japonaises depuis le VIIIe siècle, ce n’est certes pas le thème, récurrent, de cette somptueuse série d’estampes qui est ici novateur, mais bien l’originalité du propos. Montré ici pour la première fois sous de multiples points de vue, des lumières, des atmosphères changeantes, valorisé par d’ingénieux cadrages, le cône omniprésent s’impose parfois magistralement dans sa souveraine perfection pour, ailleurs, se laisser presque oublier à l’horizon lointain d’un paysage dynamique, plus occupé à mettre en scène les hommes, leurs activités, leur existence matérielle, voire spirituelle. De cette manière, l’artiste n’épuise ni ne répète jamais son sujet mais, au contraire, le modifie, le renforce à chaque nouvelle planche.

 

En même temps, Hokusai, par une subtile alchimie du trait et de la couleur, où domine le bleu de Prusse, récemment introduit au Japon, rend sensibles les quatre éléments et plus particulièrement l’eau pour créer un espace complexe à la composition particulièrement soignée. Qu’il figure la montagne de près comme de loin, à l’aube ou au crépuscule, sous la neige ou l’orage, environnée de brumes ou dans un ciel limpide, il fait preuve d’une habileté révolutionnaire pour intégrer à son savoir-faire oriental les techniques de la perspective occidentale et construire une illusion spatiale, une profondeur de champ, inconnues jusqu’alors.

 

Risquée pour l’éditeur, Nishimuraya Eijudô, la publication de cette imposante suite d’images avant-gardiste, luxueusement imprimée en largeur et en grand format, remporte un immense succès, si bien que dix planches supplémentaires sont venues s’ajouter aux trente-six estampes initialement prévues. Cette série vient justement couronner l’œuvre que le maître a consacré à glorifier la nature. À travers le choix d’un sujet unique – le Fuji – symbole d’immuabilité, chargé d’une histoire prestigieuse, se lit la capacité de l’artiste à saisir le reflet fugace de la vie et du mouvement pour fixer de la plus belle manière un instant d’éternité.

  

Certaines vues de cette série sont, dans leur conception, purement japonaises, notamment celles qui donnent une vision frontale du mont Fuji, qui s’élève au premier plan dans sa majesté solitaire et grandiose, comme dans L’orage sous le sommet de la montagne. Le dessin y est très sobre et réduit à l’essentiel, et la nature vierges de toute figure humaine.

 

L’insertion de nappes de brouillard et l’absence de ligne d’horizon sont caractéristiques de la manière japonaise pour rendre la perspective et la profondeur. Dans d’autres vues, Hokusai utilise avec habileté les techniques européennes pour rendre l’illusion spatiale et n'hésite pas à introduire les principes de la perspective linéaire occidentale.

 

Le maître attache une importance primordiale à la composition géométrique de ses estampes. Beaucoup de paysages sont marqués par de violents contrastes entre le premier plan et l’arrière-plan, le statique et le dynamique. Kajikazawa dans la province de Kai, véritable chef d’œuvre, témoigne même d’un emprunt aux maîtres chinois : une zone pleine, au premier plan, avec les flots, le rocher et l’activité humaine, formant un contraste avec une zone vide (le ciel et la montagne). La composition, qui repose sur deux triangles imbriqués l’un dans l’autre, celui du Fuji et celui que forment le promontoire rocheux, le pêcheur et ses lignes, est caractéristique de l’art de Hokusai.

 

Une autre caractéristique est l’attention particulière qu’il porte à la vie des gens du peuple, artisans et paysans, qu’il aime à représenter dans leurs occupations quotidiennes, en symbiose avec la nature. Soit l’homme est en proie avec une nature toute-puissante, grandiose et menaçante, comme nous pouvons l’observer dans Kajikazawa dans la province de Kai, soit il communie avec elle, dans une harmonie tranquille et sereine comme dans Le mont Fuji vu à travers les pins de Hodogaya sur la route du Tôkaidô.

 

Dans certaines estampes de la série, Hokusai fixe un moment éphémère, soit un phénomène naturel très bref comme l'éclair dans L’Orage sous le sommet de la montagne, soit une action humaine comme dans Ushibori dans la province de Hitachi où la scène est d’une quiétude parfaite ; un seul bruit et un seul mouvement, celui de l’homme qui verse dans le marais l’eau qui a dû servir à la cuisson du riz, provoque l’envol de deux hérons. Cette représentation d’un instantané, d’une impression éphémère est caractéristique de l’ukiyo-e, « images d’un monde éphémère et flottant ».

 

La grande Vague, qui ouvre la série, donne même une vision littérale de ce terme et en constitue une métaphore : Hokusai saisit l’instant même où la vague gigantesque, écumante, menace de déferler sur les embarcations et d’engloutir les vulnérables pêcheurs, dont l’existence éphémère est soumise au bon vouloir de la nature.

 

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 18:31

 

 

 

Le Sumida Hokusai Museum, consacré à Katsushika Hokusai, l’un des plus célèbres artistes de l’époque d’Edo, vient d'ouvrir ses portes en novembre 2016. Il est situé dans le quartier de Sumida, près de la station du JR et du métro Ryôgoku, à quelques minutes à pied du Stade national de sumô (Kokugikan) et du Musée Edo-Tokyo.

 

Katsushika Hokusai (1760-1849) demeure l’artiste japonais le plus connu au monde. Si son nom est toujours associé à l’estampe de La grande vague au large de Kanagawa, ou encore, au Mont Fuji sous l’orage, deux estampes de la série des Trente-six vues du mont Fuji, le génie de cet artiste est loin de se résumer à ces deux estampes. Un musée lui est désormais consacré au cœur de la capitale.

 

Le Sumida Hokusai Museum ouvre ses portes, le 22 novembre 2016, près de la station du JR et du métro Ryôgoku, à quelques minutes à pied du Stade national de sumô (Kokugikan) et du Musée Edo-Tokyo. Ce nouveau musée de trois étages donnant sur un petit jardin public a été construit dans cet endroit populaire et calme de la capitale, près du lieu où naquit le célèbre artiste.

 

Cet ambitieux projet a été réalisé par Sejima Kazuyo, une architecte de renommée mondiale. Ses multiples réalisations, comme celle du Musée du XXIe siècle de la ville de Kanazawa (2004), The New Museum of Contemporary Art de New York (2007) ou le Louvre Lens (2012) (conçus avec son associé Nishizawa Ryûe), etc., ont toutes été louées pour leur originalité et leur forme épurée. Nul doute qu’il en sera de même pour le Musée Hokusai, composé de plusieurs blocs aux formes géométriques recouverts de panneaux d’aluminium qui brillent au soleil comme un miroir.

 

L’intérieur du bâtiment surprend par sa luminosité. L’accueil des visiteurs se fait par le rez-de-chaussée et jouxte la salle de conférence entièrement vitrée, la bibliothèque et la boutique du musée. Le sous-sol est réservé aux salles de réunions, de conservation, etc. Pédagogique et ludique, cette salle aux murs sombres dont le sol est parcouru de filets de lumière, évoquant le cours de la Sumida, retrace, par des reproductions, les peintures et estampes du maître ainsi que les principaux épisodes de sa vie. De nombreux écrans tactiles nous renseignent sur les œuvres. Des jeux interactifs, en particulier sur la célèbre Manga que Hokusai avait créée à l’intention de ses disciples et de tous ceux qui souhaitent apprendre à dessiner, permettent de comprendre la démarche de cet artiste de génie. Un écran tactile qui permet de visionner toutes les estampes de la série des Trente-six vues du mont Fuji.

 

En sortant de cette salle, le visiteur jouit d’une vue panoramique sur la Tokyo Skytree, nouvelle tour de Tokyo, haute de 634 mètres, érigée non loin du musée. Il peut ensuite pénétrer dans la première salle de l’exposition temporaire.

 

La collection du musée comporte actuellement 1 500 œuvres. Elle est composée d’un legs du spécialiste de l’histoire de l’art, Narazaki Muneshige (1904-2001), de l’ancienne collection ayant appartenu au collectionneur Peter Morse (1935-1993), ainsi que de nombreuses peintures et estampes acquises par l’arrondissement de Sumida avant même la construction du musée.

 

Le Musée Hokusai a pour ambition d’accueillir et de présenter, à l’avenir, des collections de musées japonais et étrangers. Cette toute première exposition propose un choix de 120 œuvres, parmi les plus célèbres de Katsushika Hokusai. L’œuvre phare de cette exposition est un rouleau peint emaki de 7 mètres de long, Vue panoramique de la rivière Sumida. Cet emaki avait appartenu au marchand d’art Hayashi Tadamasa (1853-1906), ami et conseiller des japonisants, en particulier d’Edmond de Goncourt qu’il aida pour sa monographie consacrée à Hokusai en 1896. Il figurait dans le catalogue de vente de la Collection Hayashi : objets d’art du Japon et de la Chine, en 1902. On ignorait depuis ce que ce rouleau peint était devenu. Retrouvé l’an dernier en Occident, il a regagné son pays d’origine et fait désormais partie de la collection du musée.

 

La première partie de l’exposition évoque la vie du peintre et présente des portraits de Hokusai par lui-même et par d’autres artistes. La seconde partie nous replonge dans la vie du quartier de la Sumida à l’époque d’Edo. Cette exposition inaugurale se devait aussi de présenter, outre des surimono aux gaufrages et reflets d’or et d’argent d’un grand raffinement, les estampes les plus célèbres de Hokusai, dont celles de la série des Trente-six vues du mont Fuji qui inspirèrent les artistes occidentaux, Monet, Degas, Manet, Van Gogh, etc., dans la seconde moitié du XIXe siècle.

 

Hokusai serait sûrement très étonné de constater le rayonnement de son œuvre, lui, l’éternel insatisfait toujours en quête d’absolu. N’alla-t-il pas jusqu’à écrire, dans sa célèbre postface des Cent vues du mont Fuji (1834) :

 

« À 90 ans, je pense que je serai parvenu à m’approcher de l’essence de l’art. À 100 ans, j’espère avoir atteint le niveau du merveilleux et du divin. Quand j’aurai atteint 110 ans, chaque trait, chaque ligne de mes dessins possédera sa vie propre. Mon vœu serait que ceux qui me survivront constatent la véracité de ce que j’ai écrit. » Signé Manji, le vieux fou de dessin. Son souhait ne se réalisa pas, il quitta ce monde à près de 89 ans, mais nous laissa en héritage une œuvre colossale, source d’inspiration pour les artistes du monde entier. Il méritait bien qu’un musée lui fût consacré à Tokyo.

 

Tokyo, 8 août 2017.

 

Tokyo dédie un nouveau musée à Hokusai
Tokyo dédie un nouveau musée à Hokusai
Tokyo dédie un nouveau musée à Hokusai
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 18:27

L’art japonais du whisky

 

 

En quelques années, le Japon est passé du statut de "jeune espoir" à celui de pays producteur de whisky à part entière ; devenant ainsi le quatrième pays à intégrer le cercle très fermé des pays du whisky.

 

Deux groupes se partagent la scène : le géant Suntory, propriétaire des distilleries Yamazaki et Hakushu, créateur du célèbre blend Hibiki, immortalisé par le film de Sofia Coppola (Lost in Translation), et le groupe Nikka, propriétaire des distilleries Yoichi et Miyagikyo. À la différence des distilleries écossaises, les japonaises doivent, pour produire leurs blends, être "autosuffisantes". Aucun transfert de stock de whisky ne s'effectue entre les deux groupes. Ainsi, les blends du groupe Nikka, à l'instar des blends du groupe Suntory, sont essentiellement élaborés à partir de whiskies de malt et de whiskies de grain distillés et vieillis par les distilleries.

 

Si un petit nombre de blends et de vatted malts produits au Japon s'inspirent indéniablement du modèle écossais, les single malts japonais possèdent en revanche un style à part entière. Ainsi, les distilleries nippones les plus réputées élaborent des single malts à forte personnalité qui rivalisent (voire supplantent) les plus grands whiskies écossais. Le climat tempéré, la pureté de l'eau, la présence de tourbières – notamment sur l'île d'Hokkaido –, sans oublier la compétence des distillateurs japonais, sont autant de facteurs essentiels qui expliquent la qualité des single malts japonais.

 

Par exemple, la distillerie Yoichi, sur l'île d'Hokkaido justement, dispose d'une source d'eau souterraine filtrée à travers de la tourbe, la meilleure eau qui soit pour produire du whisky. Elle possède son propre kiln surmonté de cheminées en forme de pagode. Si celui-ci ne fonctionne plus, la distillerie continue de s'approvisionner en orge maltée tourbée et non tourbée. Ses alambics de type pot still sont chauffés à feu nu avec de la poudre de charbon, méthode traditionnelle que la plupart des distilleries écossaises ont progressivement abandonnée. En forme d'oignon et relativement trapus, ils produisent un alcool riche et corpulent.

 

La distillerie Yoichi possède d'autres atouts. Elle se trouve à seulement un km de la mer. Cette situation géographique explique un caractère complexe, des notes salées et légèrement médicinales. En outre, Yoichi, qui possède sa propre tonnellerie, apporte un soin tout particulier à la sélection des fûts, pour la plupart des hogsheads de premier remplissage, confectionnés sur place à partir de fûts de bourbon, une pratique de moins en moins courante en Ecosse.

 

Le fait que les Japonais incorporent dans certains de leurs whiskies un pourcentage de single malts écossais est un secret de polichinelle. Cette pratique, qui ne concerne que les whiskies d'assemblage (blends, vatted malts), est d'autant plus avérée que Nikka possède une distillerie de malt écossaise, Ben Nevis.  Ainsi le Nikka Pure Malt White, vatted malt très tourbé, est un mélange de single malt Yoichi et de single malt de l'île d'Islay. Bien moins sec que ses équivalents écossais, il se révèle surprenant d'équilibre et de douceur. Car la qualité de ce whisky est tout autant liée à la puissance du single malt d'Islay qu'à l'excellence de celui produit à Yoichi.

 

Si les single malts se distinguent par le soin apporté à la sélection, les blends japonais ne sont pas en reste. Fidèles à la tradition du blended scotch que les Ecossais eux-mêmes ont tendance à délaisser, ils contiennent un pourcentage élevé de single malts. Les meilleurs d'entre eux, notamment The Blend of Nikka, comportent plus de 50% de malt.

 

D'autre part, le whisky de grain est toujours élaboré à partir de maïs. En Ecosse, le maïs a été progressivement remplacé par le blé. Même s'ils sont attachés à la tradition, les producteurs de whisky japonais n'hésitent pas à innover. Ainsi le Nikka from the Barrel est un blend fort degré (51,4% vol.) affiné dans des fûts de bourbon de premier remplissage. Au final, les blends japonais se révèlent légers. Pour autant ils ne manquent pas de caractère. Ils regorgent de notes fruitées et vanillées. Oscillant entre tradition et modernité, l'industrie du whisky est le reflet de la société japonaise.

 

Tokyo, 8 août 2017.

Christian Soleil à The Orange Room, Asakusa, Tokyo, 7 août 2017 (photo Hiromasa Tezuka).

Christian Soleil à The Orange Room, Asakusa, Tokyo, 7 août 2017 (photo Hiromasa Tezuka).

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 20:26

 

BOUDDHA SOURIT ENCORE OU SAKURA RYOKAN

Policier/Suspense - 106 pages - 140x200

ISBN : 9782342153286

Auteur : Christian Soleil


A l’approche de l’été, Christian Soleil publie un nouveau roman noir chez Mon Petit Editeur à Paris : « Bouddha sourit encore, ou Sakura Ryokan ». Une sombre histoire de yakusas dans le Tokyo contemporain où l’auteur passe tous ses étés depuis un quart de siècle.

 

LE PITCH

Matsuda, un ancien yakusa, a décroché voilà des années pour se retirer dans le Lubéron. Mais il reste lié par un pacte à vie à son ancienne organisation. Aussi, lorsque le chef de son organisation le contacte, il revient à Tokyo pour accomplir une ultime mission : éliminer la patronne d'un bar de nuit qui joue un double jeu. Plongé dans les bas-fonds du Golden Gai, Matsuda réalise peu à peu que l'univers dans lequel il remet les pieds n'est pas toujours ce qu'il semble être et que les visages de ses amis comme de ses ennemis pourraient n'être qu'un gigantesque théâtre d'ombres.

L'AUTEUR

 


Christian Soleil vit et travaille dans le sud-est de la France comme consultant en management et communication. Il publie depuis une trentaine d'années plusieurs ouvrages par an dans les domaines les plus variés : romans, essais, biographies d'artistes et de personnages historiques, recueils de contes populaires du Maghreb, du Japon, du nord de l'Europe, ouvrages de management et de communication. Plusieurs de ses pièces de théâtre ont tourné sur le territoire national. Spécialiste de l'œuvre de Cocteau et du groupe de Bloomsbury, il a publié de nombreux ouvrages sur Virginia Woolf et Duncan Grant.

 

Contact :

Christian Soleil 06 10 76 40 14

 

Christian Soleil au pays des yakuzas avec son dernier roman noir : "Bouddha sourit encore"
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 21:51

On peut apprécier les romans de Tristan Garcia, et notamment son très expérimental roman "7", qui lui a valu le prix du Livre Inter 2016. Mais ses écrits philosophiques, rédigés d'une plume alerte et claire, qui n'est que trop rarement le propre des écrits philosophiques, présentent un intérêt beaucoup plus vif et témoignent d'une personnalité puissante et souvent poétique.

Dans son essai La Vie intense. Une Obsession moderne, il se penche sur la notion d'intensité et la force avec laquelle elle s'est immiscée dans nos vies. Vitesse, progrès, croissance, accélération, optimisation, etc. Les bracelets connectés en sont la preuve ultime : tout est aujourd'hui fait pour que nous contrôlions l'intensité de notre existence « qui va et vient, tel un petit chariot lancé en boucle sur des montagnes russes ».

Puissance qui organise le monde capitaliste, l'intensité est devenue un principe de vie, explique Tristan Garcia dans son nouvel essai La Vie intense. Une obsession moderne. Le philosophe et romancier, né en 1981, rappelle d'abord comment le courant électrique a, à un moment donné, remplacé l'écoulement de la rivière en tant qu'image du devenir : « L'électricité est devenue une sorte d'eau invisible, nichée au coeur même de la matière, et qualifiée dans un premier temps de "fluide subtil" : une eau de feu donc, mêlant les qualités de la première (mouvement et fluidité) à celles du second (chaleur et lumière), afin de former une énergie inédite. » A partir du XVIIIe siècle, la modernité, ainsi, est devenue électrique.

Cette fée électricité a inauguré l'ère de l'intensité. Jusqu'à son épuisement, dans la routine, par exemple ? « Vouloir augmenter notre vie ne conduit plus qu'à la diminuer », tranche le méta-physicien qui explore deux voies possibles. La neutralisation de l'intensité dans la sagesse — « Etre sage, c'est en effet être égal, éviter les hauts pics et les creux profonds de ses humeurs et de ses passions. C'est travailler à la désintensification systématique de soi » — ou sa transfiguration dans une promesse de salut, « état de l'existence supérieur et souverain, où les intensités ne varient plus jamais ». Garcia les rejette finalement pour célébrer la chance d'être vivant.

TRISTAN GARCIA, "LA VIE INTENSE"
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 21:10
Haroun Tazieff, Secrétaire d'Etat aux risques majeurs de François Mitterrand

Haroun Tazieff, Secrétaire d'Etat aux risques majeurs de François Mitterrand

Je viens d'accepter d'entrer au Comité Scientifique du futur Pôle Haroun Tazieff en Vivarais, un outil de développement territorial fondé sur la rente de qualité territoriale par le rayonnement du couple Chauvet-volcans. 

Pour mieux connaître les enjeux de ce projet, suivre le lien vers l'article de Frédéric Lavachery :

Chauvet-Issarlès-octobre 2015-5

Christian Soleil à Brighton pour une conférence sur Elisabeth I.

Christian Soleil à Brighton pour une conférence sur Elisabeth I.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:51
Christian Soleil : "J'ai fait de Néron un personnage poète" (interview publiée dans le journal le Progrès le 26 septembre 2016)

Le Stéphanois Christian Soleil vient de publier L’interview de Néron , un ouvrage qui mêle science-fiction, histoire et romance amoureuse.

Ce livre est-il indirectement lié à Michel Durafour ?

« Oui. Avant qu’il ne devienne maire, au début des années 60, il écrivait beaucoup de livres. L’un d’eux,Bettina , avait même remporté un grand succès aux États-Unis et son agent new-yorkais lui avait suggéré d’écrire un livre sur Néron, ce qui n’avait pas eu l’air de le séduire à l’époque. Lorsque je l’ai rencontré en 2007, il m’en a parlé et cela m’a inspiré… »

C’est un ouvrage basé sur une interview assez fantastique ?

« Cela se passe en 2 064. Une équipe d’archéologues retrouve à Rome la tombe secrète de Néron et un programme scientifique expérimental permet alors de fabriquer un clone de l’empereur, âgé d’environ 20 ans. Ce dernier garde la mémoire de la période historique où il vivait et est interrogé par une journaliste avec laquelle naîtra une histoire d’amour complexe. Au fil de l’interview, c’est toute la biographie de Néron qui défile. En fait, il parle surtout de lui. »

En quoi ce personnage vous a-t-il séduit ? Vous avez dû faire de nombreuses recherches ?

« N’étant pas historien, j’ai bien sûr fait beaucoup de recherches et j’ai appris qu’on n’avait pas de certitudes sur tout, notamment sur le fait qu’il soit responsable de l’incendie de Rome. J’ai pris le parti d’en faire un personnage poète. Car il l’était. Il avait une âme d’artiste, il adorait chanter sur scène et n’était pas fait pour être empereur. Certes, il était aussi brutal, mais c’était d’abord l’époque qui était violente. »

Vous venez par ailleurs de publier un livre sur Haroun Tazieff. Vous le connaissiez personnellement ?

« Lorsque j’étais ado, je voulais devenir vulcanologue et j’allais à toutes ses conférences. Je correspondais aussi beaucoup avec lui à l’écrit et il me répondait très gentiment. Puis, nous nous sommes vus régulièrement et je l’ai interviewé vers la fin de sa vie. Ce récit est celui de nos rencontres, avec une part de biographie mais aussi ma vision personnelle de cet ami Tazieff. »

Christian Soleil est originaire de la région stéphanoise. Installé aujourd’hui dans le sud-est de la France, il publie depuis l’âge de 20 ans des ouvrages dans les domaines les plus variés. Il est aussi consultant en management et communication pour des entreprises et structures européennes.

Propos recueillis par Gillette Duroure

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 15:05

L’AMI TAZIEFF, essai biographique, 2016, 132 pages, 11,50 euros

« Il manquait aux biographies déjà publiées ce témoignage d'un enfant. J'en remercie vivement Christian, qui n'a pas oublié la générosité et la simplicité humanistes de son ami Tazieff, au point de m'avoir proposé, en toute simplicité et générosité, de contribuer à la constitution de l'œuvre scientifique des expéditions Tazieff en patrimoine culturel pour tous, ce à quoi je travaille depuis dix ans avec le centre Haroun Tazieff pour les sciences de la Terre. » Frédéric Lavachery, fils d'Haroun Tazieff.

Christian Soleil réveille ses souvenirs de "L'Ami Tazieff"
Christian Soleil réveille ses souvenirs de "L'Ami Tazieff"
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 17:16

L'Interview de Néron Roman (d’après une idée de Michel Durafour)

Par Christian Soleil

Thème : Roman d'aventure

Format : Roman (134x204)

Nombre de pages : 286

Date de publication : 25 août 2016 ISBN : 9782334188814

Editeur : edilivre

Site internet : www.edilivre.fr

Résumé

Deux mille ans après l'incendie de Rome, en 2064, une équipe d'archéologues retrouve à Rome la tombe secrète de Néron. Un programme scientifique expérimental permet alors de fabriquer un clone de l'empereur qui garde la mémoire de la période historique où il régnait. Ce clone est interviewé à la télévision italienne par Dalila Monteverdi, journaliste star du moment, qui a financé sur ses deniers personnels les fouilles archéologiques. Le nouveau Claude Néron répond en toute liberté à ses questions et dévoile des pans oubliés de l'histoire de Rome. L'empereur artiste se révèle attachant tout autant que monstrueux. Il fascine les foules. Un sentiment de tendre complicité le lie bientôt à la journaliste. Mais l'époque a-t-elle tellement changé ? Fera-t-elle une place à l'empereur poète ?

Biographie de Christian Soleil

Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil est consultant en management et communication pour diverses entreprises et structures européennes. Il publie depuis l'âge de vingt ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : roman, théâtre, essais, biographies, recueils de contes et légendes. Il puise son inspiration dans les grandes villes d'Europe, des États-Unis et du Japon, dans lesquelles il voyage dès que ses occupations professionnelles lui en laissent le temps.

Christian Soleil redonne vie à Néron
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 23:20

Christian Soleil fait l'objet d'une page de présentation sur Wikimonde Plus, dont voici l'essentiel du texte ci-après :

Christian Soleil

Christian Soleil est un écrivain et un traducteur né à Saint-Etienne le 29 novembre 1962

Biographie

Diplômé de l'École Supérieure de Commerce de Saint-Étienne en 1984, Christian Soleil obtient un master de littérature anglaise (2004), un master de littérature allemande (2005) et un "doctorate" en marketing management aux États-Unis en 2005. Journaliste à La Tribune-Le Progrès à Saint-Étienne de 1984 à 1990, il travaille ensuite comme chef de publicité dans deux agences de communication avant de s'installer comme consultant indépendant. En 2006, il fonde les éditions Cosmo. En 2009, il s'installe à Cavaillon et publie un ouvrage sur la ville, Café fin de siècle, une promenade intime dans Cavaillon. Il garde ses bureaux en Rhône-Alpes.

Il a publié depuis l'âge de 20 ans plusieurs dizaines d'ouvrages : romans, essais, théâtre, contes et légendes, essais, ouvrages pratiques de management. Il a publié plusieurs essais sur Jean Cocteau grâce au soutien de Edouard Dermit, fils adoptif du poète, et sur Virginia Woolf et le groupe de Bloomsbury, deux livres sur Michel Durafour, ancien ministre de Valéry Giscard d'Estaing et de François Mitterrand. À son tour, Michel Durafour a signé les préfaces de plusieurs ouvrages de Christian Soleil, et les deux auteurs ont cosigné en 2009 un roman, Ciel cocasse. Christian Soleil publie en 2011 un ouvrage sur l'œuvre littéraire de Michel Durafour, La Trace de l'aigle dans les cieux. Christian Soleil a signé les préfaces d'ouvrages en français, en anglais et en allemand. Il donne des conférences en français ou en anglais sur les thèmes de ses ouvrages, en Europe, aux États-Unis et au Japon.

Christian Soleil a traduit plusieurs textes de littérature anglaise, allemande et japonaise, dont notamment des œuvres de Rupert Brooke, Klaus Mann et Hōjōki ou La Cabane de dix pieds carrés de Kamo no Chōmei.

Collectionneur d'œuvres d'art, il s'est spécialisé dans les manuscrits et les œuvres picturales du XXe siècle : Jean Cocteau, Reynaldo Hahn, Christian Bérard, Arno Breker, André Derain, André Lhote, Dunoyer de Segonzac, Rupert Brooke, William Rothenstein, Augustus John, Walter Sickert, Duncan Grant, Vanessa Bell, Mark Gertler, Ronald Ossory Dunlop, L.S. Lowry, Edward Wolfe, Fabian Lundqvist, Angelica Garnett, Julian Bell, Virginia Woolf, Roger Fry, Ezra Pound,Cecil Beaton, Egon Schiele, Ernst Ludwig Kirchner, Arno Breker, Picasso, Haruhiko Yasuda, Ushio Shinohara. Ses collections sont entreposées à Londres et il les prête quelquefois pour des expositions. Christian Soleil a organisé plusieurs expositions de ses photographies (en France et au Japon : sur les fresques de Cocteau, sur la statuaire bouddhique japonaise, sur des portraits) et il a mis en place plusieurs expositions en France des œuvres de Jean Cocteau ainsi que de Angelica Garnett. Il publie en 2011 et 2012 les deux tomes d'une biographie de Duncan Grant, peintre du groupe de Bloomsbury et continue ses recherches sur ce groupe en vue de publications ultérieures sur Virginia Woolf, John Maynard Keynes, E.M. Forster.

Œuvres

  • Aux Éditions Actes Graphiques

Les Yeux ouverts, roman, 1983.

Crime de légèreté, une introduction à Jean Cocteau, 1989.

La lune est le soleil des statues, nouvelles, illustrations de Philippe Chastel, 1989.

L'Enfant, l'Europe, argument pour une exposition, illustrations Philippe Chastel, 1989.

La Part de l'ombre, roman, 1990.

Proust, la vie prétexte, biographie, 1991.

L'Ange gardien, roman, 1991.

Frime market, une introduction souriante au marketing, 1992.

Jean Cocteau, le bonheur fabriqué, biographie Tome 1 – Profils d'anges, préface de Jean Marais, 1993. Tome 2 – Le pluriel et le singulier, 1995. Tome 3 – Le revers de la médaille, préface de Juan-Carlos Jurado, 1996.

Les Ciseaux du destin, entretiens avec André Franc, déporté à Buchenwald, 1997.

Michel Durafour, biographie Tome 1 – Le Feu sous la cendre, préface de Jean Tibi, 1998. Tome 2 – Le Vent du large, 1999.

Jean Marais, la voix brisée, biographie, préface de Pierre Guénin, 2000.

Hervé Guibert, biographie, 2001.

Le Corbusier, de La Chaux-de-fonds à Firminy, biographie, préface de François Bouchut, 2005.

Michel Thiollière, la pierre et l'encre, biographie, préface d'Antoine Guichard, 2006.

Plus gaga tu meurs, humour stéphanois, illustrations de Timothée Martin, préface de Jean-Louis Gagnaire, 2007.

  • Aux Éditions Alain Faucoup

Dantes inferno, suivi de La Mouette, récits, 2000.

La Porte, nouvelles, 2002.

Question d'âge, nouvelle, avec Pierre Marnay, 2002.

  • Aux Éditions Bucdom

Le Sourire du Bouddha, humour zen, préface de Michel Durafour, coll. Amont-Aval, 2000.

Le Joyau dans la fleur de lotus, contes bouddhiques, coll. Amont-Aval, 2002.

La Fracture, roman, 2002.

Léonard de Vinci, le désir inachevé, récit biographique, préface de Castor Seibel, 2003.

Sur les traces du Zen, essai, suivi de Les Chemins du Satori, contes et pensées de la tradition bouddhique, coll. Amont-Aval, 2004.

Sur les traces de Machiavel, essai, préface de Michel Durafour, 2005.

Corrida à Malaga, roman, 2006.

  • Aux Éditions Ancre et Encre

La Cabane de dix pieds carrés, de Kamono Chômei, traduit du japonais par Christian Soleil, coll. Mots d'Ailleurs, 2003.

Raconte-moi Jean Cocteau, biographie, 2003.

  • Aux Éditions Publibook

Les Contes de la verte Albion, contes anglais de la tradition celtique, 2003.

Tokyo nuit et jour, récits, 2004.

Arts et démocratie, de Rupert Brooke, traduit de l'anglais par Christian Soleil, coll. EPU colloques et revues, 2008.

Une goutte d'eau dans la mer, contes et légendes bouddhiques, 2009.

L'héritage des Vikings, contes et légendes de la culture Viking, 2009.

Le Neveu de Virginia Woolf, entretiens avec Julian Bell, entretiens apocryphes, 2012.

Manager avec les anciens, essai, 2013.

Pier Paolo Pasolini, au-delà du destin, essai biographique, 2016.

  • Chez Cosmo Éditions

Légendes populaires du Japon, de Yoshizato Hideki, traduit et adapté du japonais par Christian Soleil, 2005.

Sur les traces de Virginia Woolf, essai biographique, préface de Michel Thiollière, 2006.

Sur les traces de Machiavel, essai biographique, 2006.

Elisabeth I, la reine de marbre, récit biographique, 2008.

Maurice Vincent, Saint-Étienne en tête, biographie, 2008.

  • Chez Edilivre

Les fantômes d'Édimbourg, une promenade intime dans les rues d'Édimbourg", essai, 2009.

Blue Windy Terrace, l'ombre de Michael Jackson", roman, 2009.

Le manager caméléon, une approche méthodologique de la négociation interculturelle, essai, 2009.

Kamogawa, rivière des morts, roman, 2009.

Oï Voï, humour juif, humour, 2009.

Une auréole d'acier bleuté, promenade au cœur du patrimoine stéphanois, préface de Maurice Vincent, essai, 2009.

Le thé sur un volcan, voyage en culture nippone, essai, 2009.

Sous un ciel anglais, une biographie de Rupert Brooke, biographie, 2009.

Ueno Park, thriller, 2009.

Oh my goodness, humour anglais, 2009.

Shiba Park, thriller, 2009.

Mémoire vive, thriller, 2009.

Tragédie grecque, thriller, 2009.

Virginia Woolf, une géographie intime, 2009.

Soir, thriller, 2009.

Le moulin à poivre, une évocation de la vie de Klaus Mann, 2009.

Parler en public, comment optimiser vos interventions devant un auditoire, 2009.

Café fin de siècle, une promenade intime dans Cavaillon, 2009.

Les aventures fabuleuses de Djéha, contes anciens et modernes du Moyen-Orient, 2009.

Sagami Bay, thriller, 2009.

Elisabeth I, les confessions d'une reine, mémoires apocryphes, 2009.

Jean Cocteau, un glorieux méconnu, biographie, 2009.

Japon, un monde flottant, comprendre et pratiquer les Japonais dans le monde des affaires, 2009.

Ciel Cocasse, d'après une idée de Michel Durafour, roman, 2009.

Mort Gothique, roman, 2009.

Schizo Boy, roman, 2009.

Les mystères de Tokyo, thriller, 2010.

Ma jeunesse sous Maggie Thatcher, roman, 2010.

Hōjōki, ou la cabane de dix pieds carrés, traduction par Christian Soleil du récit japonais de Kamono Chômei, 2010.

Nuit et jour, roman, 2010.

Hasta Luego, thriller, 2010.

Réussir par la négociation, Conseils pratiques à l'usage des commerciaux, des managers, des politiques et des jeunes couples, livre pratique, 2010.

Vladimir Maïakovski, poésie du naufrage, biographie, 2010.

Machiavel après Machiavel, essai, 2010.

Splendeurs et misères de Machiavel, essai biographique, 2010.

Gérer les situations d'agressivité et d'incivilité, essai, 2010.

Fulham Palace Road, récit, 2010.

Manhattan Blues, roman, 2010.

Fils de Cocteau, essai biographique, 2010.

Kyoto Tower, thriller, 2010.

Négocier avec des Allemands, ouvrage pratique, 2010.

Une Valise à Berlin, promenade dans les rues de Berlin, 2011.

Partir - une enfance stéphanoise, autobiographie, 2011.

Faire des affaires avec les Anglais, ouvrage pratique, 2011.

Dans les pas de Jean Cocteau, entretiens avec Edouard Dermit, 2011.

Gérer son stress, essai, 2011.

Tokyo loves you, roman, 2011.

Ouvrez vos fenêtres, guide pratique de la créativité en entreprise, 2011.

La Trace de l'aigle dans les cieux, l'œuvre littéraire de Michel Durafour, 2011.

Le Dernier souffle de Léonard de Vinci, roman biographique, 2011.

Une Conférence de Rupert Brooke, traduit de l'anglais, essai, 2012.

Japon légendaire, légendes traditionnelles japonaises, 2012.

Michel Thiollière, le phœnix stéphanois, biographie, 2012.

Le Roman d'Avignon, essai, 2012.

Les dîners du je dis, entretiens avec Gabrielle Seyssiecq, entretiens, 2012.

Eva Lopez, l'amour ne se refuse pas, biographie, 2013.

D'ombre et de lumière, la vie solitaire de Michel-Ange, biographie, 2013.

Le Groupe de Bloomsbury, un kaléidoscope anglais, essais, 2013.

Jean Marais, le dernier héros, biographie, 2014.

Allô, c'est Barbara, la chanteuse !, biographie, 2014.

Construire une stratégie de communication, livre pratique, 2014.

Virginia Woolf et Duncan Grant, un amitié entre chien et loup, essai, 2014.

Méthodologie de l'étude de cas, marketing, management, communication, livre pratique, 2014.

Entretiens avec Angelica Garnett, entretiens, 2014.

La Longue nuit de Marie Stuart, roman biographique, 2015.

La Caverne des brumes, nouvelles, 2015.

Le Corbusier, l'idée et la matière (De la Chaux-de-Fonds à Firminy), biographie, 2015.

L'interview de Virginia Woolf, interview apocryphe, 2015.

Cheers, humour juif et humour anglais, 2015.

Ueno Park, roman, 2015.

Virginia Woolf, la flâneuse de Rodmell, essai, 2015.

Si tu vois Bouddha, tue-le !, roman, 2015.

Réussir une négociation interculturelle, essai, 2015.

Faire des affaires avec les Allemands, essai, 2015.

Japon, un monde flottant, Négocier avec des Japonais, essai, 2015.

Négocier à l'étranger (ouvrage collectif sous la direction de Christian Soleil), essai, 2015.

Pasolini, l'homme infini, essai, 2015.

Mère, pourquoi m'as-tu abandonnée ? (en collaboration avec Marie-Josèphe Court), entretiens, 2015.

Suzanne, une amitié, essai, 2015.

Virginia Woolf, les ateliers Omega et moi, mémoires apocryphes de Duncan Grant, 2016.

Giordano Bruno ou la Vérité embrasée, biographie, 2016.

La Rome de Pasolini, essai, 2016.

  • Aux Éditions Société des Écrivains

Il n'est jamais trop tard pour Ithaque, roman, 2011.

Mémoires de Duncan Grant, un Highlander à Bloomsbury, biographie, 2011.

Mémoires de Duncan Grant, A Bohemian Rhapsody, biographie, 2012.

Michel Thiollière, l'homme qui voulait une autre ville, biographie, 2013.

  • Chez Monpetitéditeur

Rupert Brooke, l'Ange foudroyé, biographie, 2011.

Yankee Business,l'art de négocier avec les Américains, 2012.

  • Aux Éditions Morey

Trajectoires, un homme, une ville (avec Michel Thiollière), entretiens, 2012.

Sources[modifier]

  • Emissions culturelles de Radio Flash (enregistrements) animées par Christian Soleil en 1984-1986.
  • Le Nouvel Observateur, 16 mars 1989.
  • Hebdo St Étienne, nombreux articles de 1984 à 1990.
  • Loire-Matin, nombreux articles de 1980 à 1985.
  • Le Monde, 30 avril 1986.
  • Emissions culturelles hebdomadaires de TV7 animées par Christian Soleil au milieu des années 1990.
  • La Tribune-Le Progrès Saint-Étienne, nombreux articles depuis 1980.
  • Zoom 42 en 2007, 2008, 2009, 2010 et 2011.
  • Télé7jours, novembre 2001.
  • Saint-Étienne Aujourd'hui mai 2003, février 2004, novembre 2004, avril 2005.
  • Le Nouvel Observateur, mai 2002.
  • Émissions "Apostrophe", 1991(Hervé Guibert), 1996 (Jean Cocteau).
  • Libération, 13 août 1999, 23 mars 2001, 26 septembre 2004.
  • Interview de Christian Soleil dans Cultura Argentina (Buenos Aires) en septembre 2004 (sur Jean Cocteau et Hervé Guibert)..
  • Le Nouvel Observateur, 14 avril 1993, 16 juin 1994, 18 juin 1995.
  • La Provence, 13 mars 1984, 22 mai 1985, 4 décembre 1985, 6 février 1986.
  • Sainté Mag n° 13, mai 2010.
  • Sainté Mag n° 22, mars 2011.
  • La Gazette de la Loire, n° 550, avril 2011.
  • Ionis Magazine, mai 2010.
  • Du und ich (Allemagne) mai 2010.
  • The Guardian, 16 mai 2011.
  • Le Progrès, 9 août 2011.
  • La Gazette de la Loire, 22 juillet 2011.
  • La Gazette de la Loire, 12 août 2011.
  • The Washington Post, 17 août 2011.
  • The New York Times, 19 août 2011.
  • La Gazette de la Loire, 19 août 2011.
  • Émission TL7 mars 2002 sur Christian Soleil / Hervé Guibert.
  • Émission TL7 mars 2006 sur Michel Durafour.
  • Canvas Magazine (England) issue 32, october 2011 on Duncan Grant and Christian Soleil.
  • The Guardian, 12 novembre 2011.
  • Zoom 42, 2008, 2009, 2010, 2011.
  • Loire Magazine, novembre 2011.
  • Le Progrès, 31 mars 2012.
  • Canvas Magazine, Londres, printemps 2012.
  • La Gazette de la Loire n° 602, 30 mars 2012.
  • Interview de Christian Soleil sur RCF Fourvière, émission "A plus d'un titre", plusieurs diffusions en mars 2012.
  • Zoom42, septembre 2012.
  • La Gazette de la Loire, 31 août 2012.
  • Le Progrès, 28 septembre 2012.
  • Les Petites Affiches de la Loire, 4 octobre 2012.
  • Les Petites Affiches de la Loire, 12 octobre 2012.
  • Le Progrès, 22 octobre 2012.
  • Interview de Christian Soleil dans un reportage sur Michel Durafour, TL7, plusieurs diffusions en décembre 2012.
  • Canvas Magazine, Londres, décembre 2012.
  • Site internet www.legrisou.fr, 4 décembre 2012, dossier sur Christian Soleil et ses ouvrages politiques.
  • Interview de Christian Soleil et Michel Thiollière sur RCF Fourvière, émission "A plus d'un titre", plusieurs diffusions en janvier 2013.
  • Le Progrès, 13 janvier 2013.
  • Site internet www.legrisou.fr, 8 février 2013, sur une biographie de Michel Thiollière par Christian Soleil.
  • Asahi Shinbun, Tokyo, 13 mars 2013, sur Christian Soleil et le Japon.
  • Le Progrès, 23 mars 2013.
  • Le Progrès, 6 juin 2014.
  • Emission Carte Blanche sur Radio RCF St Etienne en mars 2013 et en mars 2014 (sur le livre Trajectoire / sur Le Corbusier).
  • L'Obs, janvier 2015.
  • Le Progrès, 14 mai 2015.
  • Zoom42 : nombreux articles depuis 2012 sur les publications successives de Christian Soleil.
  • Le Progrès, 18 mars 2016, "Ecrire cette histoire d'amitié était une nécessité".
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