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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 07:18

Suzanne, une amitié

Par Christian Soleil

Thème : Essai / Etude autres

Format : Roman (134x204)

Nombre de pages : 52

Date de publication : 2 mars 2016

ISBN : 9782334092203

Disponibilité : En stock

Résumé

Christian Soleil a 12 ans quand il rencontre Suzanne. Elle est sa professeure d'anglais. Quarante ans plus tard, il l'accompagne jusqu'à son incinération. Ce récit est le compte rendu d'une amitié de quarante années, une amitié indéfectible que ne se ternit jamais d'aucune ombre. Une relation rare comme la vie en offre peu, pour ne pas dire pas du tout, la plupart du temps. Suzanne est morte en 2015, mais la mort n'est pas la fin de l'amitié : ce livre est là pour le prouver.

Biographie de Christian Soleil

Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil travaille comme consultant en management et communication pour diverses entreprises et structures européennes. Il publie depuis l'âge de 20 ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : roman, théâtre, essais, biographies, recueils de contes et légendes. Il puise son inspiration dans les grandes villes d'Europe, des États-Unis et du Japon, entre lesquelles il voyage dès que ses occupations professionnelles lui en laissent le temps.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:19
La chambre de Pavese
Ma chambre tourne le dos à celle où Cesare Pavese se donna la mort à l'hôtel Roma, à Turin. Le 27 août 1950 en effet, dans une chambre de l’hôtel Roma, à Turin, Cesare Pavese se tuait en absorbant une vingtaine de cachets de somnifère. Quelque part, un tel suicide n’avait pas de quoi surprendre de la part d’un écrivain par ailleurs mélancolique et dont les thèmes de prédilection étaient la solitude et l’obsession de la mort. Dans son journal, publié après son décès sous le titre qu’il lui avait lui-même donné, Le métier de vivre, on peut comprendre au fil des pages ce qui amena l’auteur à se supprimer alors qu’il était au sommet de sa gloire.
Ce qui frappe, à la première lecture de ce journal, c’est son côté intime, voire intimiste. Ainsi, il n’y est fait aucune allusion aux années de guerre, ce qui est tout de même étrange quand on sait qu’une bonne partie a été rédigée entre 1940 et 1945. De même, bien malin serait celui qui parviendrait à découvrir dans ces pages un reflet de la captivité de Pavese. On sait en effet que son antifascisme l’avait conduit à un exil forcé en Calabre. On retrouve des traces de cette détention dans des nouvelles comme Terre d’exil, mais pas un mot dans le journal. Une seule phrase, qui lui échappe comme par mégarde, semble faire allusion à cette époque. Encore l’écrit-il à posteriori comme pour regretter un certain passé :
« Pendant la période de la clandestinité, tout était espoir ; maintenant tout est perspective de désastre » (Le métier de vivre, page 388).
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 04:59
Christian Soleil met le cap sur le Japon

L’auteur stéphanois a présenté son dernier ouvrage à l’ISTP-Ecole de Mines

L’ISTP-Ecole des Mines de Saint-Etienne, rue de Copernic, recevait ce jeudi 21 janvier 2016 l’écrivain et consultant stéphanois Christian Soleil qui présentait son dernier ouvrage, « Japon, un monde flottant », au cours d’une conférence-débat dans son grand amphithéâtre.

Le rapprochement constant, culturel et économique, entre Europe et Japon rendait cet ouvrage nécessaire. Comment aborder des relations d'affaires avec les Japonais sans connaître des éléments de leur culture et appréhender de manière pragmatique les comportements d'une société ultra-codifiée où chaque acte est un « signe » comme le stipulait déjà Roland Barthes ? Christian Soleil, qui vit depuis vingt ans une partie de l'année au Japon, a fondé cette approche multiple et essentiellement pratique sur plus d'une centaine d'interviews de responsables de commerce international impliqués dans les échanges Europe/Japon et grâce à l'aide appuyée de la Japan External Trade Organisation. Un ouvrage indispensable pour maximiser ses chances de succès au pays du soleil levant.

Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil travaille comme consultant en management et communication pour diverses entreprises et structures européennes. Il publie depuis l'âge de vingt ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : roman, théâtre, essais, biographies, recueils de contes et légendes. Il puise son inspiration dans les grandes villes d'Europe, des États-Unis et du Japon, entre lesquelles il voyage dès que ses occupations professionnelles lui en laissent le temps.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 06:03

Je publie ici un article rédigé il y a treize ans à la suite d'une de mes rencontres avec David Bowie, et publié à l'époque dans quelques revues et webmagazines... 

David Bowie: 
les tables de multiplications

 

Par Christian Soleil

 

Que n'a-t-on dit et écrit sur Bowie? Bowie l'élégance, Bowie le racé, Bowie la beauté, Bowie la classe, Bowie dont Gainsbourg lui-même admettait qu'il l'aurait volontiers "enfilé", ce prince du rock qui, à l'approche de la soixantaine, continue de défier le temps et les muses. Prince, c'est bien le mot : irréel et mouvant comme une ombre ou un fantôme, lien vaporeux entre le visible et l'invisible, David Bowie se révèle avant tout un homme de synthèse. Sa mèche blonde sur le front, le look d'éternel adolescent fraîchement émoulu de King's College, font de lui un Peter Pan des temps modernes, un Dorian Gray dont le portrait mis en abîme n'en finirait pas de ne pas vieillir, un Docteur Faust qu'un pacte avec le diable rendrait immortel mais inclassable.

L'immortalité, voilà bien en effet la caractéristique principale du célèbre auteur compositeur interprète. Phœnix qui renaît de ses cendres à chaque nouvel album, il a su dépasser le styles successifs, les modes musicaux, les tendances sociologiques des différentes époques sur lesquelles il a surfé, pour imposer ses chansons de décennie en décennie. Avec des hauts et des bas au plan du succès. Avec des bonheurs mitigés au plan des réussites. Mais avec un souci permanent de la perfection : musiques, textes, son, spectacle visuel, rien n'est laissé au hasard, pas plus que son look, ses interventions médiatiques, son site internet, ses produits dérivés ou l'esthétique de ses programmes.


David Bowie le dit lui-même : "Je suis un artisan de l'éphémère de la culture." Artisan pour la qualité. Ephémère par ce qui passe, parce qu'il est conscient, en permanence, du temps dont il capte l'air et le restitue à sa manière, transformé, transcendé, magnifié dans des bijoux chantés. L'éphémère ainsi assumé peut atteindre quelquefois, si le hasard, le talent, le destin le veulent, la relative éternité des hommes.


Après Heathen, l'an dernier, album intime et cérébral, David Bowie délaisse le futurisme des débuts et regarde avec distance les pratiques musicales de la jeune génération. A bientôt 57 ans, il ne renie pas les mille changements de style qui ont marqué sa carrière depuis le glam délirant de Ziggy Stardust. Il lui a fallu, avant Heathen, trois années de silence et la naissance de sa fille, avant de revenir, la beauté à peine abîmée, la blondeur renouvelée et la minceur d'un dandy distingué, sur le devant de la scène.

 

"Je ne suis fidèle à aucun genre ni à aucune musique. Ce qui importe, c'est le choix que je fais à un moment donné. Au début des années 1970, nous étions plusieurs artistes marqués par le post-modernisme et l'idée selon laquelle on peut s'éloigner de son sujet - en l'occurrence le rock and roll - pour le regarder sous un angle différent. S'en approprier des éléments pour composer une musique hybride qui ne serait plus totalement du rock, mais quelque chose d'indéfinissable. Je n'ai jamais varié de cette approche-là. A partir d'éléments épars, j'ai composé un vocabulaire artistique particulier ; une somme qui, à force d'être étoffée, devient elle-même un nouveau terrain d'exploration."


Que les cordes vocales du chanteur, goudronnées par un trop-plein de cigarettes, lui donnent parfois le timbre d'un vieux lord excentrique, cela importe peu. Comme toujours, le beau Bowie jongle avec les concepts et les références culturelles, cite volontiers Wittgenstein, arbore masque sur masque, avant de finalement dévoiler une fragilité extrême : "J'ai constamment à l'esprit la fragilité de ma vie. Cette conscience s'est accrue ces dix dernières années. J'aime tant ma famille, mes amis, mon travail. En même temps, je deviens plus philosophe par rapport aux questions existentielles qui me taraudaient. De toute façon, une fois que je connaîtrai la réponse, il sera trop tard pour écrire dessus."


Caméléon? Peut-être. Eponge absorbant les courants de l'époque ? Sans doute. Il serait malvenu, cependant, malveillant aussi, de ne voir en David Bowie qu'un miroir sans personnalité, incapable de réfléchir avant de refléter son temps. Le Bowie des interviews, qui peut paraître vain ou superficiel, doté d'un ego surdimensionné, ne fait que lutter contre le vide qui l'habite, ce vide de l'écran blanc sur lequel se projettent les événements de la vie. En somme, il est comme nous. Mais il le sait. Si nous l'ignorons, c'est que notre écran blanc s'est depuis longtemps encrassé. Le sien est immaculé, pur et dur comme le diamant.

 

David Bowie épouse en effet son environnement. Chantre du Swinging London, star du glam rock, il suit le courant de la New Wave dans les années 1980, flirte avec la techno dans la décennie suivante, avant de revenir à ses sources dans les années 2000. C'est dire que l'apaisement artistique est aussi d'actualité. S'il a fait mine de s'accrocher à la faculté d'anticipation qui a fait de lui un des artistes les plus novateurs de la pop, il a pu donner l'impression, à une certaine époque, de suivre ses jeunes disciples plus que de les précéder, avec le techno rock du groupe Nine Inch Nails dans l'album Outside, les rythmiques de la génération électronique dans Earthling.


"Ces disques étaient très aventureux, corrige-t-il. Je ne pense pas qu'on ait fait beaucoup mieux depuis en termes d'alliance de chansons et de rythmes techno. Je sortais d'une période d'aridité créatrice. J'avais développé, dans les années 1980, une sorte d'indifférence à la musique. Il fallait que je retrouve la flamme ou que j'abandonne ce métier. Même s'il n'a pas été compris, le groupe Tin Machine a été essentiel dans ce processus. J'ai retrouvé le moteur de mon enthousiasme et la confiance en mon écriture."

Confiance : le mot est lâché. Ce jeune homme immense est aussi un vieux sage un peu fou. Tour à tour animal dans ses déhanchements scéniques, avec quelques réminiscences de la période glam dans ses poses à la Garbo et ses envolées gestuelles dignes des travestis de la West End, puis grave et cérébral dans ses titres les plus sombres comme dans ses discours médiatiques, Bowie déroute, comme la sincérité déroute, changeante, mouvante, fuyante, jamais là où on l'attend. Elle s'approche à pas de loup ; elle s'éloigne à tire-d'aile.


S'il a délaissé le futurisme impressionnant et la théâtralité des premières années, Bowie a gagné en émotion grâce à un habile recyclage du vocabulaire musical de ses débuts. Lucide, donc sombre, cet anglais de New York admet : "A mon âge, je ne peux pas espérer beaucoup de passages radio. La cible de la plupart des FM étant l'argent de poche des 15-25 ans, toute leur programmation est axée dans ce sens. Cela se révèle très cruel pour les artistes de ma génération."

 

On comprend que David Robert Jones, l'homme qui se fait passer pour David Bowie, cache souvent une singulière mélancolie, qui affleure dans ses derniers albums. L'âge, toujours. "C'est vrai, le ton est souvent poignant. Il reflète mon désir de m'accommoder de ma propre mortalité. Il y a quelque chose d'incongru dans cette confrontation de l'inacceptable et de l'inévitable. Il ne se passe pas une journée sans que cette question me revienne : ma vie va s'achever un jour, que faire maintenant ? Ce rappel m'aide à mon concentrer sur mon présent, à profiter de l'instant sans penser à demain, car il se pourrait qu'il n'y en ait pas. Je crois que j'écris dans cette perspective. Je suis aussi devenu père pour la deuxième fois. Je vois la vie différemment."

 

Bowie séduit autant qu'il agace. Il illustre de manière éclatante une réalité que nous partageons tous : la conscience d'un soi pourtant introuvable. Le monde existe, mais il n'est pas réel. Autrement dit : il n'y a qu'un Dieu, mais il n'existe pas. Dès lors, comment vivre ? Par la démultiplication du vide. "L'utilisation de mes chansons dans la publicité leur donne plus d'exposition que la diffusion à la radio de l'intégralité de mon nouvel album. Certains m'accusent de vendre mon âme? Un titre comme Heroes a été utilisé pour cinq produits différents. Peu de gens peuvent me citer ces produits, mais tous se rappellent la chanson"


On l'a dit : Bowie, une sorte de Docteur Faust. Mais un Faust conscient qu'il n'y a ni âme, ni diable.

David Bowie était en concert le 15/11/2003 à Lyon
Site web : 
www.davidbowie.com

David Bowie: 
les tables de multiplications

Par Christian Soleil

Que n'a-t-on dit et écrit sur Bowie? Bowie l'élégance, Bowie le racé, Bowie la beauté, Bowie la classe, Bowie dont Gainsbourg lui-même admettait qu'il l'aurait volontiers "enfilé", ce prince du rock qui, à l'approche de la soixantaine, continue de défier le temps et les muses. Prince, c'est bien le mot : irréel et mouvant comme une ombre ou un fantôme, lien vaporeux entre le visible et l'invisible, David Bowie se révèle avant tout un homme de synthèse. Sa mèche blonde sur le front, le look d'éternel adolescent fraîchement émoulu de King's College, font de lui un Peter Pan des temps modernes, un Dorian Gray dont le portrait mis en abîme n'en finirait pas de ne pas vieillir, un Docteur Faust qu'un pacte avec le diable rendrait immortel mais inclassable.

L'immortalité, voilà bien en effet la caractéristique principale du célèbre auteur compositeur interprète. Phœnix qui renaît de ses cendres à chaque nouvel album, il a su dépasser le styles successifs, les modes musicaux, les tendances sociologiques des différentes époques sur lesquelles il a surfé, pour imposer ses chansons de décennie en décennie. Avec des hauts et des bas au plan du succès. Avec des bonheurs mitigés au plan des réussites. Mais avec un souci permanent de la perfection : musiques, textes, son, spectacle visuel, rien n'est laissé au hasard, pas plus que son look, ses interventions médiatiques, son site internet, ses produits dérivés ou l'esthétique de ses programmes.
David Bowie le dit lui-même : "Je suis un artisan de l'éphémère de la culture." Artisan pour la qualité. Ephémère par ce qui passe, parce qu'il est conscient, en permanence, du temps dont il capte l'air et le restitue à sa manière, transformé, transcendé, magnifié dans des bijoux chantés. L'éphémère ainsi assumé peut atteindre quelquefois, si le hasard, le talent, le destin le veulent, la relative éternité des hommes.
Après Heathen, l'an dernier, album intime et cérébral, David Bowie délaisse le futurisme des débuts et regarde avec distance les pratiques musicales de la jeune génération. A bientôt 57 ans, il ne renie pas les mille changements de style qui ont marqué sa carrière depuis le glam délirant de Ziggy Stardust. Il lui a fallu, avant Heathen, trois années de silence et la naissance de sa fille, avant de revenir, la beauté à peine abîmée, la blondeur renouvelée et la minceur d'un dandy distingué, sur le devant de la scène.

"Je ne suis fidèle à aucun genre ni à aucune musique. Ce qui importe, c'est le choix que je fais à un moment donné. Au début des années 1970, nous étions plusieurs artistes marqués par le post-modernisme et l'idée selon laquelle on peut s'éloigner de son sujet - en l'occurrence le rock and roll - pour le regarder sous un angle différent. S'en approprier des éléments pour composer une musique hybride qui ne serait plus totalement du rock, mais quelque chose d'indéfinissable. Je n'ai jamais varié de cette approche-là. A partir d'éléments épars, j'ai composé un vocabulaire artistique particulier ; une somme qui, à force d'être étoffée, devient elle-même un nouveau terrain d'exploration."
Que les cordes vocales du chanteur, goudronnées par un trop-plein de cigarettes, lui donnent parfois le timbre d'un vieux lord excentrique, cela importe peu. Comme toujours, le beau Bowie jongle avec les concepts et les références culturelles, cite volontiers Wittgenstein, arbore masque sur masque, avant de finalement dévoiler une fragilité extrême : "J'ai constamment à l'esprit la fragilité de ma vie. Cette conscience s'est accrue ces dix dernières années. J'aime tant ma famille, mes amis, mon travail. En même temps, je deviens plus philosophe par rapport aux questions existentielles qui me taraudaient. De toute façon, une fois que je connaîtrai la réponse, il sera trop tard pour écrire dessus."
Caméléon? Peut-être. Eponge absorbant les courants de l'époque ? Sans doute. Il serait malvenu, cependant, malveillant aussi, de ne voir en David Bowie qu'un miroir sans personnalité, incapable de réfléchir avant de refléter son temps. Le Bowie des interviews, qui peut paraître vain ou superficiel, doté d'un ego surdimensionné, ne fait que lutter contre le vide qui l'habite, ce vide de l'écran blanc sur lequel se projettent les événements de la vie. En somme, il est comme nous. Mais il le sait. Si nous l'ignorons, c'est que notre écran blanc s'est depuis longtemps encrassé. Le sien est immaculé, pur et dur comme le diamant.

David Bowie épouse en effet son environnement. Chantre du Swinging London, star du glam rock, il suit le courant de la New Wave dans les années 1980, flirte avec la techno dans la décennie suivante, avant de revenir à ses sources dans les années 2000. C'est dire que l'apaisement artistique est aussi d'actualité. S'il a fait mine de s'accrocher à la faculté d'anticipation qui a fait de lui un des artistes les plus novateurs de la pop, il a pu donner l'impression, à une certaine époque, de suivre ses jeunes disciples plus que de les précéder, avec le techno rock du groupe Nine Inch Nails dans l'album Outside, les rythmiques de la génération électronique dans Earthling.
"Ces disques étaient très aventureux, corrige-t-il. Je ne pense pas qu'on ait fait beaucoup mieux depuis en termes d'alliance de chansons et de rythmes techno. Je sortais d'une période d'aridité créatrice. J'avais développé, dans les années 1980, une sorte d'indifférence à la musique. Il fallait que je retrouve la flamme ou que j'abandonne ce métier. Même s'il n'a pas été compris, le groupe Tin Machine a été essentiel dans ce processus. J'ai retrouvé le moteur de mon enthousiasme et la confiance en mon écriture."

Confiance : le mot est lâché. Ce jeune homme immense est aussi un vieux sage un peu fou. Tour à tour animal dans ses déhanchements scéniques, avec quelques réminiscences de la période glam dans ses poses à la Garbo et ses envolées gestuelles dignes des travestis de la West End, puis grave et cérébral dans ses titres les plus sombres comme dans ses discours médiatiques, Bowie déroute, comme la sincérité déroute, changeante, mouvante, fuyante, jamais là où on l'attend. Elle s'approche à pas de loup ; elle s'éloigne à tire-d'aile.
S'il a délaissé le futurisme impressionnant et la théâtralité des premières années, Bowie a gagné en émotion grâce à un habile recyclage du vocabulaire musical de ses débuts. Lucide, donc sombre, cet anglais de New York admet : "A mon âge, je ne peux pas espérer beaucoup de passages radio. La cible de la plupart des FM étant l'argent de poche des 15-25 ans, toute leur programmation est axée dans ce sens. Cela se révèle très cruel pour les artistes de ma génération."

On comprend que David Robert Jones, l'homme qui se fait passer pour David Bowie, cache souvent une singulière mélancolie, qui affleure dans ses derniers albums. L'âge, toujours. "C'est vrai, le ton est souvent poignant. Il reflète mon désir de m'accommoder de ma propre mortalité. Il y a quelque chose d'incongru dans cette confrontation de l'inacceptable et de l'inévitable. Il ne se passe pas une journée sans que cette question me revienne : ma vie va s'achever un jour, que faire maintenant ? Ce rappel m'aide à mon concentrer sur mon présent, à profiter de l'instant sans penser à demain, car il se pourrait qu'il n'y en ait pas. Je crois que j'écris dans cette perspective. Je suis aussi devenu père pour la deuxième fois. Je vois la vie différemment."

Bowie séduit autant qu'il agace. Il illustre de manière éclatante une réalité que nous partageons tous : la conscience d'un soi pourtant introuvable. Le monde existe, mais il n'est pas réel. Autrement dit : il n'y a qu'un Dieu, mais il n'existe pas. Dès lors, comment vivre ? Par la démultiplication du vide. "L'utilisation de mes chansons dans la publicité leur donne plus d'exposition que la diffusion à la radio de l'intégralité de mon nouvel album. Certains m'accusent de vendre mon âme? Un titre comme Heroes a été utilisé pour cinq produits différents. Peu de gens peuvent me citer ces produits, mais tous se rappellent la chanson"
On l'a dit : Bowie, une sorte de Docteur Faust. Mais un Faust conscient qu'il n'y a ni âme, ni diable.

David Bowie était en concert le 15/11/2003 à Lyon
Site web : 
www.davidbowie.com

David Bowie, les tables de multiplication
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 03:46
Christian Soleil donne une conférence sur le Japon

Christian Soleil donnera une conférence sur le thème "Comment négocier avec des Japonais ?" le jeudi 21 janvier de 18 à 20 heures dans les locaux de l'ISTP, rue de Copernic à St Etienne. Il présentera ce soir-là son ouvrage "Japon, un monde flottant" qui porte sur le même thème et s'adresse aux négociateurs internationaux et aux chefs d'entreprises exportatrices.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 07:20

Résumé :

Un homme. Une femme. Ils se rencontrent par hasard dans une brasserie de la gare de la Part-Dieu, à Lyon, et entament une conversation à bâtons rompus sur la mère ; son rôle, sa fonction, ses responsabilités. Depuis la femme a disparu et l’homme la cherche désespérément.
Histoire, anecdotes, plaisanteries et confessions s'entremêlent. Un dialogue profond, souvent drôle, toujours éclairant, et des personnages attachants, sans doute blessés par la vie ; mais qui ne dévoilent d'eux-mêmes que ce pan fugace de ciel bleu que les nuages, en s'écartant, laissent apparaître un jour d'orage.

Biographie :

Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil travaille comme consultant en management et communication. Il publie depuis l'âge de vingt ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : roman, théâtre, essais, biographies, recueils de contes et légendes.
Marie-Josèphe Court habite à Dijon. Après une vie professionnelle dans l'ébénisterie, elle dispose de son temps pour lire, penser, écrire, et jouer au bridge. Cette collaboration est sa première expérience de publication.

Thème : Sentimental

Nombre de pages : 124

Format : Roman (134x204)

ISBN livre papier : 9782334031424

ISBN livre téléchargement : 9782334031431

Date de publication : 11 December 2015

Marie-Josèphe Court et Christian Soleil signent un livre à quatre mains sur les mères
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 15:11

Christian Soleil publie "L'Homme infini", un essai sur Pier Paolo Pasolini, poète et cinéaste italien mort il y a quarante ans.

Résumé

Poète, cinéaste, critique et dramaturge ; Pier-Paolo Pasolini, le communiste chassé du parti, le chrétien incroyant, l'amateur de garçons mais aussi « le moins homosexuel des Italiens » selon son ami Moravia, a marqué son époque et s'est exprimé abondamment sur les arts, la littérature et la société de consommation qu'il considérait comme une nouvelle forme de fascisme. Son assassinat, dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975, via del' Idroscalo à Lido di Ostia, près de Rome, conserve sa part de mystère...

Mais qui était vraiment cet homme, et quels furent les thèmes de prédilection de son œuvre ? Christian Soleil, après des années de recherches, livre ici un portrait vibrant de l'artiste italien et une introduction documentée à son œuvre singulière et à ses idées politiques originales.

Biographie de Christian Soleil

Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil travaille comme consultant en management et communication pour diverses entreprises et structures européennes. Il publie depuis l'âge de vingt ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : roman, théâtre, essais, biographies, recueils de contes et légendes. Il puise son inspiration dans les grandes villes d'Europe, des États-Unis et du Japon ; entre lesquelles il voyage dès que ses occupations professionnelles lui en laissent le temps.

Christian Soleil se penche sur Pier Paolo Pasolini
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:15

Résumé :

Cet ouvrage est le fruit d’une année de recherche et de travail de rédaction par une classe d’étudiants d'un Mastère de développement commercial.
Il vise à donner des clés pour la négociation internationale sur un certain nombre de pays essentiels dans les échanges mondiaux.

Biographie :

Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil travaille comme consultant en management et communication pour diverses entreprises et structures européennes. Il publie depuis l'âge de 20 ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : roman, théâtre, essais, biographies, recueils de contes et légendes. Il puise son inspiration dans les grandes villes d'Europe, des États-Unis et du Japon entre lesquelles il voyage dès que ses occupations professionnelles lui en laissent le temps.

Thème : Essai / Etude autres

Nombre de pages : 226

Format : Roman (134x204)

ISBN livre papier : 9782334045087

ISBN livre téléchargement : 9782334045094

Date de publication : 02 December 2015

Pour en savoir plus : rendez-vous sur le site www.edilivre.com

Christian Soleil dirige un ouvrage sur l'interculturalité, "Négocier à l'étranger"
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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 14:12

Christian Soleil publie prochainement un ouvrage sur Pier Paolo Pasolini, "l'homme infini", essai sur une approche littéraire, politique et personnelle du poète italien assassiné il y a quarante ans. Par ailleurs, il sort avec une co-auteur, Marie-Josèphe Court, un ouvrage sur le rôle et la fonction des mères, "Mère, pourquoi m'as-tu abandonnée ?".

Enfin, il entame en 2016 une tournée de conférences et de dédicaces de ses ouvrages sur la négociation avec les Japonais ("Japon, un monde flottant") et avec les Allemands ("Négocier avec des Allemands"), ouvrages culturels et pratiques visant à donner des clefs pour s'adapter aux différences interculturelles avec ces pays et leurs ressortissants.

Sa tournée de conférences l'amènera à traverser plusieurs régions de France mais aussi à intervenir à Londres, Cambridge, Berlin et Kyoto au cours de l'été 2016.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 13:06
Christian Soleil publie deux nouveaux ouvrages sur business et interculturalité

Christian Soleil frappe deux fois en ce mois de novembre 2015 avec la publication de deux ouvrages consacrés à des conseils pratiques sur la négociation internationale, publiés tous deux aux éditions Edilivre. Le premier, "Faire des affaires avec les Allemands" propose une analyse complète des techniques de négociation adaptées entre les deux pays voisins mais culturellement si éloignés que sont la France et l'Allemagne. Le second, "Japon, un mon flottant", offre un panorama large et complet de la culture japonaise avant de proposer des conseils pratiques sur la manière de mener un premier contact professionnel avec des Japonais : comment les contacter, les saluer, les recevoir, comment se comporter dans les situations courantes de présentation, de réunions, de négociation.

Faire des affaires avec les Allemands

Par Christian Soleil Prix de vente public : • 17,00 € en livre papier • 10,20 € en téléchargement

Résumé : L'Allemagne et la France sont deux pays frères fondamentalement impliqués dans la construction européenne depuis l'après-guerre. Pour autant, la méconnaissance culturelle entre les uns et les autres ne cesse de grandir, compliquant des relations par ailleurs nécessairement constructives. Au niveau des entreprises, c'est souvent la même chose : on ne se connaît pas, on ne se comprend pas, et les enjeux économiques ne peuvent se résoudre que par une connaissance appropriée des réalités culturelles et comportementales. C'est l'objectif de cet ouvrage : donner au négociateur international des clefs et des conseils pratiques pour adapter son comportement, quand il le jugera nécessaire, à ses interlocuteurs allemands. Un ouvrage indispensable.

Biographie : Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil travaille comme consultant en management et communication pour diverses entreprises et structures européennes. Il publie depuis l'âge de vingt ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : roman, théâtre, essais, biographies, recueils de contes et légendes. Il puise son inspiration dans les grandes villes d'Europe, des États-Unis et du Japon, entre lesquelles il voyage dès que ses occupations professionnelles lui en laissent le temps.

Thème : Essai / Etude autres Nombre de pages : 198 Format : Roman (134x204) ISBN livre papier : 9782334026956 ISBN livre téléchargement : 9782334026963 Date de publication : 27 October 2015

Japon, un monde flottant

Par Christian Soleil Prix de vente public : • 17,50 € en livre papier • 10,50 € en téléchargement •

Résumé : • Le rapprochement constant, culturel et économique, entre Europe et Japon rendait cet ouvrage nécessaire. Comment aborder des relations d'affaires avec les Japonais sans connaître des éléments de leur culture et appréhender de manière pragmatique les comportements d'une société ultra-codifiée où chaque acte est un « signe » comme le stipulait déjà Roland Barthes ? Christian Soleil, qui vit depuis vingt ans une partie de l'année au Japon, a fondé cette approche multiple et essentiellement pratique sur plus d'une centaine d'interviews de responsables de commerce international impliqués dans les échanges Europe/Japon et grâce à l'aide appuyée de la Japan External Trade Organisation. Un ouvrage indispensable pour maximiser ses chances de succès au pays du soleil levant. •

Biographie : • Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil travaille comme consultant en management et communication pour diverses entreprises et structures européennes. Il publie depuis l'âge de vingt ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : roman, théâtre, essais, biographies, recueils de contes et légendes. Il puise son inspiration dans les grandes villes d'Europe, des États-Unis et du Japon, entre lesquelles il voyage dès que ses occupations professionnelles lui en laissent le temps. •

Thème : Essai / Etude autres • Nombre de pages : 218 • Format : Roman (134x204) • ISBN livre papier : 9782334026925 • ISBN livre téléchargement : 9782334026932 • Date de publication : 27 October 2015

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